|
Page 1 ; page 2 ; page 3.
Il existe déjà une version hybride du Saturn Vue (un cousin de l'Opel Antara), avec une technologie proche de celle d'une Honda Civic hybride, mais ce prototype est tout différent. Il utilise la technologie bi-mode de General Motors, avec 2 moteurs électriques de 55 kW chacun. Le moteur essence est un V6, et son pack de batteries Lithium-Ion offre 16 km d'autonomie. Cela est peu, mais au moins le surcoût demandé par ces batteries devrait être
modéré.
Indépendemment du programme Volt, cet hybride rechargeable light, pourrait entrer en production en 2010, en sus du Vue hybride déjà existant.
Chez Jeep, look de jouet pour le Renegade Concept (ci-contre), qui est une voiture électrique très puissante, 200 kW, mais avec très peu d'autonomie, 60 km. Il y a alors un moteur diesel pour faire office de générateur quand cela est nécessaire. C'est un hybride série, et le diesel est le 3 cylindres qu'on connaissait naguère sous le capot de la Smart Forfour. Il reçoit ici une dépollution Bluetec complète,
et avec une injection à rampe
commune de dernière génération, il propose 115 ch pour recharger très vite le pack de batteries Lithium-Ion.
Le Dodge Zeo (ci-contre) est moins polluant, il se passe de prolongateur d'autonomie, c'est une pure voiture électrique. Sur batteries. Puissante, avec le même moteur électrique de 200 kW que la Jeep, mais avec un énorme pack de batteries Lithium-Ion d'une capacité de 64 kWh. Dans cette voiture relativement légère, l'autonomie atteindrait alors les 400 km. Formidable, mais très théorique, et avec une conduite sage. Néanmoins, pour celui qui se contente d'une petite voiture, c'est une solution. Pour les autres, il faut passer à l'hydrogène.
C'est ce qu'a fait le Chrysler ecoVoyager (ci-contre), qui reprend le même moteur électrique que les 2 autres concepts du groupe Chrysler (Dodge et Jeep), soit une unité de 200 kW, avec la batterie du Renegade, mais avec une pile à combustible (PAC) de 45 kW pour recharger les batteries en route. Avec un gros réservoir d'hydrogène, l'autonomie atteint les 500 km. Cela fait peu de différence avec le Dodge Zeo qui n'a que des
batteries, mais il faut préciser les dimensions. L'ecoVoyager est 50 cm plus long, et 17 cm plus large que la petite Zeo. La Chrysler est aussi bien mieux équipée, donc plus lourde.
Bref, l'électrique sur batteries a beaucoup d'avenir dans les petites et moyennes voitures, mais les routières ont besoin d'hydrogène. Cadillac est arrivé à la même conclusion avec son Provoq (ci-contre). Un gros engin qui a lui aussi 500 km d'autonomie, et qui n'a besoin que de 6 kg d'hydrogène pour cela.
En conclusion, Detroit rejoint l'Europe. Le moteur essence gagne en sophistication, EcoBoost chez Ford, ou compresseur pour la Corvette ZR1, mais cela ne peut empêcher le diesel de gagner du terrain, et l'hydrogène est la solution qui reçoit
le plus de suffrages pour après.
Reportage sur le salon de Detroit.
Page 1 ; page 2 ; page 3.


|
|