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Les NOx aussi dangereux pour l'homme

Mer 31/05/2006   —   De tous les polluants toxiques émis par les automobiles, on considérait souvent les oxydes d'azotes (NOx) comme peu nocifs pour la santé humaine, mais une étude à l'échelle européenne vient remettre cela en cause.
Le monoxyde de carbone tue. C'est mille fois prouvé. Les particules émises par les voitures diesel non équipées de filtres sont elles aussi très dangereuses, mais on se limite souvent à accuser les oxydes d'azote (NOx) d'être responsables de l'acidité des pluies. Pour mieux connaître les effets des émissions de NOx sur l'homme, et plus précisément sur la mortalité humaine, une équipe de chercheurs grecs a étudié la question à partir des données du projet APHEA-2 (Air Pollution on Health, a European Approach). Nous avons obtenu copie de cette étude, publiée par le European Respiratory Journal, et ces résultats sont surprenants.

APHEA-2 avait mesuré différents polluants atmosphériques, et les causes de décès dans 30 grandes villes pendant près de 5 ans. On a donc des données solides pour faire des statistiques, et dans le cas des NOx, nous voyons sans surprise que la pollution est considérablement plus forte là où il fait chaud. Les NOx se dissipent vite quand il fait froid, ils stagnent dans l'air ambiant quand il fait chaud. Les 2 villes où le niveau de NOx est le plus élevé sont ainsi Milan et Rome, celles où il est le plus faible sont Stockholm et Wroclaw (Pologne). Les causes de mortalité ensuite. En données brutes, la ville où il y a le moins de décès des suites d'un problème respiratoire est Prague, celle où il y en a le plus est Londres, suivie de Birmingham. Pour les décès du fait d'un problème cardio-vasculaire, toujours en données brutes, il faut éviter l'Est, puisque c'est à Budapest, Bucarest et Prague que la probablité de succomber de ce fait est la plus grande. Mais il est nécessaire d'affiner, par exemple en ajoutant les données de la météo, de la mortalité différente dans les pays de l'Est, ou celles d'une éventuelle épidémie de grippe. L'étude fait cela, avant de se concentrer, avec différents modèles, sur l'analyse de la mortalité en fonction des variations dans la pollution ambiante.

Les résultats sont sans ambiguïté. Qui dit augmentation de la teneur en NOx de l'air dit augmentation de la mortalité, l'étude le démontre clairement, mais dans le même temps, cette étude en appelle d'autres pour comprendre les effets de cette causalité, ainsi que son origine. On a un peu vite fait d'accuser le diesel (l'étude le fait simplement remarquer), puisqu'il rejette en moyenne trois fois plus de NOx que l'essence, mais l'accusation ne tient pas quand la mortalité est deux fois plus forte à Londres qu'à Paris (logique, la teneur en NOx de l'air à Londres est 20 % plus forte que celle de Paris), alors que durant les 5 années de l'étude, la proportion de voitures diesel dans les immatriculations de voitures neuves était plus élevée de 138 % (!) en France qu'au Royaume-Uni, marché qui reste encore peu dieselisé.

Cette étude tombe néanmoins à pic, car tout récemment, M. Manuel Gomez, président du CCFA (Comité des Constructeurs Français d'Automobiles) avait expliqué dans une interview à A.N.E. (édition du 01/05) que règlementer au-delà des normes anti-pollution EURO-5 serait inutile. C'est là qu'il est drôlement utile que des médecins viennent expliquer que les émissions toxiques des voitures le sont réellement, qu'on ne les réduira jamais assez, et que les voitures à pile à combustible (PAC), qui n'émettent aucun polluant, ne viendront jamais assez tôt.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; normes-antipollution ; ecologie