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Le gaz naturel liquide coule de la décharge

Mar 30/01/2007   —   Dans la série il y a de l'or dans les poubelles, on sait depuis longtemps fabriquer du biogaz à partir des ordures, mais une entreprise américaine fait mieux : elle liquéfie ce biogaz.
Prenant exemple sur l'Allemagne, qui l'a développé depuis plusieurs années, on voit apparaitre un peu partout dans le monde des usines de fabrication de biogaz, à partir de la dégradation de déchets organiques. Le problème est que malheureusement, ce biogaz est largement impropre à la consommation dans un moteur à combustion courant. C'est là que la Prometheus Energy Company intervient, avec son nouveau processus de purification, qui y associe une méthode efficiente de liquéfaction. Le biogaz est déssoufré, séparé du CO2, nettoyé de toutes ses impuretés, et la liquéfaction n'est pas pour rien dans cette épuration. Enfin, le produit final, qui est équivalent au gaz naturel liquide que GDF reçoit régulièrement par supertanker est un excellent carburant automobile, supérieur en tout point au gaz naturel comprimé.

Le gaz naturel liquide (GNL) n'est pourtant pas un nouveau carburant. Après avoir été le premier constructeur allemand à commercialiser des voitures fontionnant au gaz naturel comprimé (GNC, mais on dit couramment GNV), BMW avait converti quelques-unes de ses autos à l'usage du GNL à la fin des années 1990 (illustration : une 320g Touring), avant de conclure que l'effort n'en valait pas la peine. Il vaut mieux adopter l'hydrogène, et ce qu'ils ont fait avec la BMW Hydrogen 7 (de même qu'il serait mieux de produire de l'hydrogène en lieu et place du biogaz....) Mais aux Etats-Unis, même si c'est encore très peu développé, plusieurs fabricants d'autobus peuvent livrer leurs modèles avec un équipement GNL (ou évidemment GNC), et les véhicules ont alors une bien plus grande autonomie. Tout l'avantage du GNL est là : une meilleure densité volumique. Par rapport à un réservoir de GNC à 300 bars, un réservoir cryogénique de GNL de même volume permet de stocker une quantité de gaz plus que double. Les véhicules peuvent faire plus de kilomètres, les ravitaillements sont moins fréquents, et les conducteurs sont contents. Depuis le 20 janvier, le site pilote de Prometheus, à Bowerman (illustration du haut), dans le comté d'Orange (banlieue Sud de Los Angeles) produit 3785 litres de GNL chaque jour, il montera progressivement en puissance pour produire jusqu'à 19 000 litres chaque jour. Pour l'avenir, la société a d'autres projets en Californie, et en Pologne, pour produire là aussi des usines de production de GNL à partir de la dégradation de déchets organiques.

Cela permettra à beaucoup d'autobus de disposer d'une bonne autonomie avec un carburant renouvelable.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; biogaz-biomethane-GNV-renouvelable