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Un mur végétal dépolluant à Lyon

Jeu 11/10/2007   —   L'ancienne capitale des Gaules innove avec la mise en place d'un mur végétal, avec une fonction de bio-filtration des polluants atmosphériques, notamment ceux venant des autos.
La technologie est expérimentale. Elle a plusieurs fois prouvée sa valeur en laboratoire, mais son efficacité dans des applications sur le terrain doit encore être étudiée. L'idée est de faire absorber par les plantes, un air fortement chargé en polluants atmosphériques, que les bactéries s'occuperont de décomposer. Cette technologie appartient à une société française, Canevaflor, et le lieu d'expérimentation est le centre d'échange de Perrache, à Lyon, un endroit connu pour son traffic important de tous véhicules. Pour ne pas choquer ni remettre en cause l'architecture des lieux, on a choisi d'y mettre des colonnes de plantes. 2 mètres de large pour 13 de haut, 4 sont déjà installées, et il doit y en avoir 14 pour une surface totale de 400 m², la dernière devant être en place à la mi-novembre. Ces colonnes auront une action dépolluante sur l'air ambiant, mais surtout sur celui qui leur est injecté par un système d'air pulsé, qui leur amène l'air d'un parking souterrain.

Puisé à l'endroit le plus pollué du parking, cet air est envoyé aux plantes directement. Mais pour l'heure, cette ventilation tourne à petite vitesse, car le système attend encore d'être calibré. Il y a des chiffres théoriques, les plantes choisies peuvent absorber 50 % des oxydes d'azote ambiants (NOx), 80 % des composés organiques volatils (COV), et même des particules, mais il faut donner à une plante un temps d'adaptation à son nouvel environnement. L'entreprise Canevaflor se veut prudente, et n'augmentera que progressivement le débit d'air pollué, pour ne pas risquer d'asphyxier les plantes, avec une arrivée d'air pollué trop brutale. Un suivi précis sera donc indispensable, et à l'idéal il aurait fallu installer une station de mesure de la qualité de l'air entre 2 colonnes, pour établir avec précision l'efficacité de l'action dépolluante.

Un dispositif sera cependant en place l'année prochaine. On regrette qu'il n'ait pas été installé avant, mais les caractéristiques de la pollution de l'endroit étaient déjà connues. On notera que l'aspect esthétique n'a pas été négligé, les plantes choisies (environ 1000 pieds par colo0ne) fleuriront au printemps et rougiront en automne, et en sus de leurs capacités de dépollution, elles ont été choisies pour leur bonne adaptation au climat de la région. Bien sûr, nous aurions préféré que le gouvernement restreigne (à défaut d'interdire) la circulation des vieilles voitures les plus polluantes, comme on a obligé les incinérateurs à respecter des normes plus strictes, mais en attendant cela, voici une technique de dépollution accessible aux collectivités locales.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie