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Vérone, capitale sud-européenne du solaire

Sam 17/05/2008   —   La France s'essaie au solaire, mais derrière l'Allemagne et l'Espagne, les italiens sont aussi loin devant.
S'il y en a encore qui doutent de la viabilité de l'énergie solaire, une visite au salon Solarexpo de Vérone aurait été un bon moyen de les convaincre de la valeur formidable de cette énergie aussi abondante que gratuite. Des centaines de stands de fabricants, de revendeurs et d'installateurs. Il faut imaginer un bon tiers de la surface du salon de l'auto de Paris, celui pompeusement appelée Mondial (ce qu'il n'est pas), uniquement avec des capteurs photovoltaïques, des panneaux thermiques, des charpentes métalliques pour les installer, des régulateurs de tension, des convertisseurs, des logiciels de contrôle, des batteries de stockage... Et pas un seul stand de collectivité locale pour faire la promotion de son territoire et de ses élus. Très peu d'associations non plus, plus de 95 % des 800 exposants étaient des fabricants et/ou installateurs. Nous n'y avons reconnu qu'une seule entreprise française : Giordano Industries. A la marge, la seule auto exposée sur le salon était une voiturette Start Lab Open Elettrica, habilement garée sous un auvent couvert de cellules photovoltaïques.

L'idée de l'autonomie est excitante, on se ravitaille chez soi avec de l'énergie obtenue sans aucun coût de production, mais la législation fait que ce n'est pas très intéressant en Italie. Il y a en effet des subventions pour s'équiper, mais elles requièrent que l'installation soit raccordée au réseau national de distribution d'électricité. On ne s'équipe donc pas pour acquérir l'indépendance énergétique, mais pour renforcer les ressources du pays. Libre à chacun ensuite de choisir un véhicule électrique, la voiturette ci-dessus, ou un scooter. Un stand unique en proposait, c'était le Country Lion. Vendu 2000 € avec un an d'assurance comprise (en Italie), c'est un modèle qui nous a paru moderne, avec son moteur-roue sans balai de 2 kW. Il n'est pas cependant disponible en France, mais ce n'est pas définitif.

Ce scooter est importé de Chine, et il n'était pas le seul car plusieurs entreprises chinoises exposaient dont celle ci-dessous, qui proposait un kit caravaning. Avec un boitier portable (photo) réunissant un accumulateur (capacité annoncée de 250 Wh), un convertisseur et une électronique de commande complète, il suffisait d'y relier un panneau solaire de 50 x 80 cm d'un côté, et on pouvait y brancher, par exemple, un ordinateur portable de l'autre. Le boitier et le panneau photovoltaïque, donc un ensemble complet prêt à l'emploi, était à vendre 135 €. Cela ressemble à une affaire, sauf que la qualité du produit était malheureusement assez imparfaite. Mais les chinois apprennent vite...


Du côté des installations stationnaires enfin, ce salon de Vérone fut l'occasion pour nous de voir de visu (après de nombreuses photos) le fameux capteur photovoltaïque en rouleau. En terme de rendement pur, cette technologie est nettement moins bonne que les autres, mais sa facilité de pose ouvre de nouvelles perspectives. Autre nouveauté, le puits de lumière réinventé, grâce à un conduit en métal hyper-réfléchissant, et très soigneusement coudé pour jouer à refléter la lumière comme un périscope. Le tube fait 40 cm de diamètre, il donne à une cave la lumière du jour. Plus fort (mais hélas plus cher), un capteur qui ressemble à une petite ampoule. On en met une cinquantaine sur un toit, de ces ampoules qui n'éclairent pas mais au contraire absorbent la lumière du soleil, pour la convertir en un signal qui est transmissible par une fibre optique. Il y a juste un petit fil à faire passer, et on a après la lumière du jour dans sa cave. Gratuitement, et sans CO2 ni déchet nucléaire.


Ces dernières technologies sont cependant encore à démocratiser, mais face à un pétrole qui l'est de moins en moins, c'est le moment d'accélérer sur la route du solaire.

Laurent J. Masson



Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; carburant-energie ; voiture-solaire-photovoltaique