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Ferrari, bientôt une marque normale ?

Dim 14/09/2014   —   Pour le meilleur et pour le pire.
Enzo Ferrari, Niki Lauda et Luca Cordero di MontezemoloIl y a 40 ans entre les 2 photos de cette page. Elles montrent 1974 et 2014. On voit ci-dessus Enzo Ferrari et Luca Cordero di Montezemolo, qu'il avait personnellement recruté, avec Niki Lauda entre les deux. M.Ferrari avait confié à M.Montezemolo la direction de son écurie de course (Mauro Forghieri, directeur technique), et le résultat fut la 312T avec 2 titres de champion du monde pour Niki Lauda (et un terrible accident). Luca Cordero di Montezemolo pris ensuite les rênes des activités sportives de tout le groupe Fiat, puis fit beaucoup d'autres choses. Mais en 1991, quand Ferrari est au creux de la vague avec une 348 TB qui n'excite pas grand monde face à une roturière comme la Honda NSX, c'est M.Montezemolo qu'on rappelle. Il a une grande qualité : il sait ce que doit être une Ferrari.

Luca Cordero di Montezemolo et Sergio Marchionne 23 ans plus tard, les voitures Ferrari n'ont jamais été aussi performantes, ni aussi excitantes, et les résultats commerciaux sont formidables. On a aussi construit un parc d'attraction Ferrari ! Mais récemment, les résultats sportifs sont beaucoup moins bons. Ferrari a mal anticipé les énormes changements du règlement de la F1, et c'est ce qui servira de prétexte. Luca Cordero di Montezemolo, lui dont on disait qu'il était le sauveur, est prié de partir. Fait moins médiatisé, Roberto Fedeli, le directeur technique de Ferrari, vient lui aussi de partir. Plus qu'une question d'hommes, ou de résultats, ce qui se cache derrière ces départs, est la réécriture de ce que doit être une Ferrari.

On sait que la période est terrible pour les constructeurs de supercars. Bruxelles a fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2, et si on sait faire une Fiat Panda qui ne consomme que 5 l/100 km, c'est moins évident pour une Ferrari V12. La solution noble est de limiter les volumes. C'était la position clairement exprimée de M.Montezemolo. Une Ferrari use beaucoup, mais la marque ne fait que quelques milliers de voitures par an (environ 7000), et en plus elles roulent peu. Alors cela passe. M.Montezemolo a aussi une définition étroite et précise, de ce que doit être une Ferrari : une super sportive avec un moteur au régime de rotation très élevé.

Ces choix ne seraient pas au goût de Sergio Marchionne, qui plus qu'un car-guy est avant tout un homme d'affaires. C'est l'homme qui laisse mourir la Punto parce qu'il n'y a pas d'argent à faire sur ce segment. C'est lui aussi qui devant l'échec de la fusion Chrysler/Lancia, décide d'arrêter les frais. M.Marchionne a toutes les commandes de Ferrari dans ses mains, et on sait ce qu'il veut : gagner de l'argent. Porsche gagne une fortune en vendant des 4x4 diesel, Maserati va faire de même. Nous sommes confiants qu'avec Sergio Marchionne, les futures Ferrari seront plus sobres, qu'elles respecteront toutes les normes, et qu'on les produira en plus grand nombre pour la satisfaction accrue des actionnaires. Mais je ne m'en réjouis pas.


Laurent J. Masson



Rubrique(s) et mot(s)-clé : Ferrari ; hautes-performances