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Les parisiens vivront toujours avec un air pollué

Lun 13/04/2020   —   La preuve qu'il n'y a pas le choix.
Le ciel de ParisHier, dimanche de Pâques, la qualité de l'air à Paris, tel que la précise l'indice citeair d'Airparif, était médiocre. Il en allait de même la veille, samedi 10. Déjà, la qualité de l'air était médiocre. Ce qui fait réfléchir sur la valeur de cet indice... Et sur les fonctionnaires qui s'en servent comme base de travail, pour imaginer des politiques d'amélioration de la qualité de l'air. La France étant en confinement depuis le 17 mars, depuis plus de 3 semaines (!), le traffic routier a été réduit de plus de 90 %, et toutes les installations industrielles dans un rayon de plus de 500 km sont à l'arrêt. Tous les français restent chez eux à compter combien il y a de grains de riz dans un paquet de 1 kg, mais pourtant cela ne suffit pas. La qualité de l'air reste médiocre. Mais que faudrait-il faire pour avoir un air pur ? Les spécialistes expliquent qu'il reste comme sources de pollution, les feux de cheminées et les épandages agricoles. On peut donc imaginer d'interdire le chauffage et l'agriculture, les sangliers s'en passent très bien après tout, mais pour les gens qui ne sont pas partisans du retour à l'état sauvage, ni d'aller se laver à la rivière, et de manger de l'herbe à tous les repas, qui apprécient le confort moderne, avec une douche chaude le matin, et des boissons fraiches dans le réfrigérateur... Les écologistes devront se montrer pragmatiques, et accepter un air de qualité médiocre selon la définition française employée par Airparif. Ce qui finalement ne semble pas être un prix à payer trop élevé.

On ajoutera qu'un air parfaitement pur hélas, n'existe pas sur terre. La présence de pollens dans l'air est ainsi parfaitement naturelle (et même souhaitable, indispensable plutôt), tant pis si des millions y sont allergiques, et que si on regarde une carte de la pollution de l'air aux Etats-Unis (nonattainment counties), les zones les plus polluées aux particules sont au sud-ouest, pas à cause des activités humaines, mais parce qu'ellels subissent les tempêtes de poussière des déserts. De la même manière que la France reçoit de temps à autre des poussières du Sahara, sans que personne ne puisse rien y changer. C'est dire que si on a eu raison d'interdire les vieux diesels, il faut arrêter de fantasmer à la pollution zéro. Elle n'existe pas, et on fera alors mieux de se focaliser sur les énergies renouvelables.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie