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Pour l'écologie, un rapport à suivre

Jeu 19/10/2006   —   L'Insitut Français de l'Environnement (IFEN) vient de publier une nouvelle édition de son très intéressant (et très copieux) rapport sur l'environnement dans l'hexagone. L'automobile y a sa place.
En 500 pages, ce rapport (35 €, en vente ici) essaie de faire le tour de la situation, mais il explique pourtant que sa vision est incomplète, parce que beaucoup de phénomènes sont encore mal connus, mal compris, et mal étudiés, ce qui prévient d'en tirer des raisonnements profitables, ou simplement pertinents. Des données pourtant, l'IFEN n'en manque pas. Car s'il n'en produit aucune, cet organisme officiel, recueille, centralise et organise toutes les études faites sur l'environnement en France. Son rapport est donc multi-disciplinaire, et il s'émeut par exemple des attaques faites à la biodiversité. Parce qu'au cours des quinze dernières années, les populations d’oiseaux communs des milieux agricoles ont connu un recul de 27 %. Mais pourquoi y a t-il moins d'oiseaux en France, il n'y a pas une raison unique, et simple à appréhender, mais des dizaines, toutes inter-réagissant les unes avec les autres, et dont la modélisation est une tâche aujourd'hui impossible à réaliser.

Du côté du sol, on note une augmentation des surfaces dédiées à l'automobile (routes, parkings), alors que celles des prairies et des landes diminuent, mais il y a des bonnes nouvelles, puisque les surfaces forestières (des puits de carbone) augmentent. De même, la qualité de l'air dans les grandes villes s'améliore. Effets des carburants de meilleure qualité, de normes plus strictes sur les voitures et pour les usines, le progrès est réel, mais on doit aussitôt ajouter qu'une partie de cette amélioration est dûe à une chute d'activité. Il y a de moins en moins d'usines en France, et si cela va mieux chez nous, cela se gâte en Chine. Idem pour l'agriculture. On produit moins, et pour la première fois depuis des décennies, les nitrates semblent se stabiliser dans les eaux superficielles. Même si leur concentration continue à augmenter dans les eaux souterraines, c'est déjà un progrès fantastique après des années de hausse ininterrompue.

Concernant l'automobile proprement dit, nous avons noté une statistique sur le benzène. On s'émeut parfois de la teneur encore un peu élevé du benzène dans les carburants, mais il n'y a pas de quoi s'alarmer. Avec un recours croissant aux matières synthétiques et chimiques pour les produits domestiques, le taux de concentration en benzène est deux fois plus élevé à l'intérieur des habitations qu'au dehors ! La teneur en benzène des carburants sera encore réduite en 2009, mais il faudra s'occuper des produits ménagers avant de se soucier de la réduire encore. Les particules enfin, les vilaines particules émises par les méchants moteurs diesel. On a établi une estimation de la diminution de l'espérance de vie imputable aux particules fines PM 2,5 (les plus petites et les plus toxiques) dûes aux activités humaines. Quels sont les pays de l'Europe des 15 où cette diminution est la plus forte, ce sont la Belgique et les Pays-Bas. Les Pays-Bas où la part du diesel est trois fois plus faible qu'en France, et qui est le pays d'Europe avec la plus forte proportion de voitures au GPL. La généralisation des filtres à particules est bien sûr indispensable, mais il doit être clair pour tout le monde que la priorité absolue est la baisse des émissions de CO2, où le moteur diesel est particulièrement avantageux.

Le rapport souligne que les émissions de CO2 dûes au transports sont bien au-delà de leur niveau de 1990, avec l'aérien pour produire la hausse la plus sensible. C'est probablement de là qu'on peut tirer la conclusion de ce rapport. Les politiques publiques ont en effet connu un certain succès, et même un succès certain, mais il appartient maintenant aux citoyens de suivre cet élan, et par exemple de réduire leurs déplacements en avion.


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie ; politique-transport_France