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Bruxelles avait-il compris que Volkswagen trichait ?

Mar 27/10/2015   —   Savoir n'est qu'une étape.
VolkswagenUn article du Financial Times vient mettre de l'huile sur le feu du scandale Volkswagen en expliquant que la Commission Européenne était au courant de l'affaire dès 2011. Et qu'elle n'a rien fait, ce qui en soit constituerait probablement un scandale encore plus grand que celui du surplus de pollution émise. Dans le langage policé de l'UE, on trouve ainsi un mail de février 2013, où Janez Potocnik, le commissaire à l'environnement, s'exprime dans les termes suivants. « Il y a des préoccupations répandues selon lesquelles la performance (des voitures) a été ajustée avec précision pour se conformer au cycle de tests, en dépit d'une spectaculaire augmentation des émissions en dehors de ce contexte étroit... Les voitures doivent respecter les limites d'émissions fixées par l'UE dans des conditions normales de circulation ».

Ce qui est gênant dans ce texte, comme dans les autres, est que nulle part, il n'y soit question de tricherie. A une époque où les champions de natation se font épiler intégralement avant une compétition pour ne pas qu'un poil les ralentisse, et que les nutritionnistes des cyclistes du Tour de France ont appris la distinction entre dopants autorisés et ceux qui ne le sont pas, il n'est pas choquant d'apprendre qu'une auto soit optimisée avant un test.

Pneus légèrement surgonflés pour réduire la résistance à l'avancement, roulements et transmission huilés avec un lubrifiant à très haute lubricité, batterie ultra chargée pour ne pas solliciter l'alternateur, roue de secours enlevée car poids inutile, la vanne EGR ? On peut mettre une tétine dessus, et s'en servir comme d'un biberon tellement elle est propre. Tout ceci, et bien d'autres petites choses, font partie de l'optimisation. C'est critiquable, mais néanmoins presque admissible.

Ce qui ne l'est plus du tout, est qu'un constructeur dote ses autos d'un dispositif de reconnaissance d'un test officiel, pour mettre en place un mode de fonctionnement différent du mode habituel, où le système antipollution n'est qu'en veilleuse ! La voiture ne pollue pas que lorsqu'elle est sur le banc de mesure ! C'est ce qu'a fait Volkswagen, et c'est une tricherie caractérisée. L'éxécutif européen a t-il bien fait cette distinction entre optimisation admissible, et tricherie ? S'il a compris qu'il y avait tricherie et qu'il n'a rien fait, l'affaire est très grave. On croit plutôt que Bruxelles aura sous-estimé la roublardise d'un constructeur. Et avant d'accuser des politiques pour élargir le scandale, on voudrait d'abord connaitre les noms des vrais coupables. Ce sont des employés de Volkswagen, en Allemagne. Ils ne sont pas ailleurs.


Laurent J. Masson



Rubrique(s) et mot(s)-clé : Volkswagen ; normes-antipollution ; politique-transport_Europe