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3 raisons pour lesquelles il ne faut pas aider Air France

Jeu 16/04/2020   —   Il n'y a pas que l'écologie.
Airbus d'Air France KLMLe ministre de l'économie, Bruno Le Maire, a dit sur RTL qu'il allait soutenir Air France dans les prochains jours, nous avons trouvé 3 bonnes raisons de ne pas le faire.

Une société peu excitante pour les investisseurs

Les français doivent s'en rappeler, l'idée d'une aide de l'état à la compagnié aérienne Air France n'est pas nouvelle. On l'a déjà entendu, et on a déjà vu son application. Encore aujourd'hui, l'état français est le premier actionnaire, suivi de l'état néerlandais suite à la fusion avec KLM, et il y a des particuliers qui ont des actions Air France-KLM par le biais de leur PEA, mais les vrais acteurs traditionnels de la bourse, les investisseurs qui achètent et qui vendent toutes les semaines, ne s'intéressent guère aux compagnies aériennes. L'activité aérienne est hyper régulée, Air France a un historique de grèves désastreux, Air France est noyauté par la CGT, on se rappelle l'image du dirigeant d'Air France, qui s'était fait poursuivre et arracher sa chemise par des grévistes.

C'est dire que pour un particulier qui veut placer ses économies en sécurité, acheter des actions Air France, n'a rien d'excitant. L'état doit-il investir dans une entreprise dans laquelle le grand public n'a qu'une confiance très limitée ? On prendra aussi en considération que les services d'Air France sont substantiellement plus chers que ceux des compagnies low-cost concurrentes, et que l'écart de prix est supérieur au coût d'un verre de soda, et d'un mini-mini paquet de biscuits sucrés ou salés, que n'offrent pas les low-cost. Air Fance-KLM a perdu des parts de marché face à ces nouvelles compagnies, et pour un investisseur moyen, il paraît plus habile de mettre de l'argent dans un de ces nouveaux acteurs, plutôt que dans l'ancienne compagnie...

Une société de services

Si toute l'économie souffre de la pandémie actuelle, la maladie montre aussi les carences de la production nationale. La France est fortement dépendante de l'étranger dans de nombreux secteurs dont on se rend compte aujourd'hui qu'ils sont stratégiques, et pas seulement la fabrication de masques. Alors quand l'argent est rare, même si la banque centrale européenne fait marcher la planche à billets comme si demain n'existait pas, il serait peut-être sage de limiter l'aide de l'état aux entreprises de production. Aussi importante soit-elle, Air France KLM n'est après tout qu'une société de services, comme un artisan taxi. Il n'est cependant pas exclu qu'en annonçant vouloir aider la compagnie aérienne, l'état français cherche à aider indirectement Airbus, le constructeur, dont Air France-KLM est un bon client.

Une société qui pollue

Enfin, on ne peut ignorer que le traffic aérien est une source majeure, et croissante, de gaz à effet de serre. Nous voyageons tous, et souvent, en avion. C'est pratique, rapide et finalement très peu cher au vu du service rendu. Il y a des billets pour des vols de 3000 km qui se vendent moins de 100 €, c'est insensé. Si on veut vraiment réduire les émissions de CO2, il n'y a pas d'autre option que de renchérir le coût des voyages. Ce n'est certainement pas en accordant des aides financières à une compagnie aérienne qu'on y arrivera.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie