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Les arabes veulent remplacer le pétrole par la voiture électrique

Lun 26/06/2023   —   Avec les chinois, mais pas qu'eux.
Dubaï il y a 100 ans avant qu'on y découvre du pétroleIl y a eu un avant, et il y a l'après. Nous voulons parler du pétrole à Dubaï. Entre l'illustration ci-dessus et celle ci-dessous, il s'est passé 100 ans, et il s'est surtout passé qu'on a y trouvé du pétrole. Cela a tout changé, et aujourd'hui, tout pourrait encore changer, puisque l'Europe, la Chine, ont pris le virage de l'électro-mobilité. Dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 15 ans, les énormes recettes tirées du pétrole vont se réduire. Les arabes l'ont bien compris, et comme ils n'ont pas envie de retourner à leurs activités pré-pétrole traditionnelles (élevage de chameaux, culture des dattes...), ils investissent massivement dans la voiture électrique.
Dubaï aujourd'hui, riche de son pétroleLe constructeur Lucid Motors, qui s'est lancé aux Etats-Unis, appartient à l'Arabie Saoudite. Plus de 60 % du capital sont entre les mains du fonds souverain de ce pays, le PIF (Public Investment Fund) et Lucid pourrait même y construire une future usine. Aux Emirats Arabes Unis, le fonds souverain de ce pays, Mubadala, a depuis plusieurs années pris une participation dans le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng. Il a aussi acquis des parts pour un milliard de dollars dans Tata EV, la filiale dédiée à l'électro-mobilité du groupe indien Tata Motors (qui possède Jaguar Land Rover), et la semaine dernière, il a investi un milliard dans Nio. Des fonds arabes sont aussi de gros actionnaires d'Aston Martin et de Porsche, mais la prochaine phase devrait être la production de voitures électriques en Arabie Saoudite, avec une marque nationale, ce sera Ceer, dont la première esquisse est ci-dessous.
esquisse voiture électrique CeerC'est la volonté de Mohamed Bin Salman (MBS), le prince qui a décidé que son pays devait avoir un constructeur auto. La nouvelle entreprise Ceer a déjà son patron, James DeLuca, il était précedemmant directeur de production de General Motors, dirigeant 171 usines dans 31 pays. Chez Ceer, il n'aura qu'une seule usine, et elle n'existe pas encore. Mais avec le carnet de chèques de MBS, elle existera.


Laurent J. Masson

Crédit photos : 1930 et 2023.



Rubrique(s) et mot(s)-clé : Lucid ; industrie-production