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L'urgence d'en finir avec le pétrole

Lun 12/12/2005   —   L'immense incendie du dépôt de carburants de Buncefield, en Angleterre, au Nord de Londres, doit faire réfléchir tous les responsables politiques européens.
Partout dans le monde, la consommation d'hydrocarbures est à la limite. On pompe de plus en plus, les navires tankers naviguent 365j/an, les raffineries raffinent 24h/24, et il y a de plus en plus d'avions dans le ciel et de voitures sur les routes. C'est donc parfaitement logique qu'il y ait de plus en plus d'accidents, c'était même prévisible. Il y avait eu au printemps un accident au Texas, et nous avons en cette fin d'automne ce drame en Angleterre, qui n'aurait heureusement fait aucune victime humaine, même s'il est encore bien trop tôt pour faire le bilan puisque le feu brûle toujours, plus de 30 heures après l'explosion initiale qui l'a déclenché. Il y a à Buncefield 27 cuves d'une capacité de plus de 13 millions et demi de litres d'hydrocarbures. 20 cuves ont été attaquées par les flammes, ce qui ferait plus de 270 000 000 de litres d'essence sans plomb, de gazole et de kérosène en feu (chiffre au conditionnel, car on ignore quel était le taux de remplissage des cuves au moment où le feu a pris). C'est là qu'on mesure l'ampleur de l'accident, et la faiblesse des pompiers à qui on demande de l'éteindre. La même quantité d'eau ne suffirait pas, et où trouver 270 000 000 de litres d'eau quand un camion citerne de pompiers ne contient que 16 000 litres ?

Les pompiers anglais ont pu se débrouiller en bloquant plusieurs voies de circulation pour installer un gros tuyau qui pompe l'eau d'un lac voisin, avec un débit de 32 000 litres à la minute, et tous les stocks de mousse (cette mousse bien particulière dont peuvent se servir les pompiers pour éteindre les feux) du pays ont été dépêchés sur les lieux. Avec cela, les pompiers espèrent maintenant parvenir à éteindre le feu. Mais certaines voix discordantes se sont néanmoins fait entendre, pour expliquer que par mesure de sécurité, il serait plus prudent d'attendre que le feu s'éteigne de lui-même, quand tous les hydrocarbures auront été consumés. La chose est en effet possible puisque le dépôt de carburants est dans une zone assez isolée, et à l'écart de toute habitation, mais ce ne serait pas tenir compte de la pollution.

Le nuage de fumée noire au-dessus de l'incendie a été photographié par les satellites météo. 70 écoles dans la péripéhérie de l'incendie ont dû être fermées, et les habitants de toutes les villes environnantes ont reçu le conseil officiel de rester chez eux. Alors que le pire est pourtant à venir, puisque la fumée est encore en l'air. Ce n'est qu'une fois qu'elle se sera refroidie, qu'elle va retomber avec toutes les méchantes particules dont elle est chargée, qu'il faut craindre des troubles pour la santé des gens. L'impact sur l'environnement n'est pas non plus à négliger, car les sols et les rivières pourraient être pollués, la bourse l'a d'ailleurs déjà anticipée. Ce dépôt de carburant est en effet sous la responsabilité de Total, son action est en baisse.

Mais imaginons maintenant ce que cet accident aurait été si le dépôt n'avait contenu que des carburants écologiques, hydrogène ou biocarburants. Dans l'hypothèse de l'hydrogène, la déflagration initiale aurait peut-être été plus forte, cela, ce n'est pas certain, mais il est sûr que l'incendie par contre n'aurait duré que quelques minutes. Libéré de la pression de ses réservoirs, l'hydrogène, plus léger que l'air, se serait échappé à très très grande vitesse, brûlant au passage d'accord, mais l'hydrogène brûle bien plus rapidement qu'un hydrocarbure. Et il n'y aurait aucune pollution, puisque la seule chose pouvant résulter de la combustion de l'hydrogène est de l'eau. Dans le cas de biocarburants enfin, la pollution aurait été nettement moins nocive. Soit de l'huile végétale aurait graissé tous les environs et mis dans l'air une odeur de friture, soit de l'éthanol aurait mis dans l'air de fortes vapeurs d'alcool. Des vapeurs d'alcool ? Mais tous les habitants du Hertfordshire et du nord de Londres doivent en rêver, par rapport à la calamité qu'ils ont à subir aujourd'hui...

Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie ; industrie-production