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Les députés mous sur les mini-motos

Jeu 07/02/2008   —   Les députés se sont penchés sur le problème de la prolifération inquiétante des mini-motos, et autres pocket-quads. Il était temps.
Parce qu'il y a eu des morts ! On rappelle l'accident malheureux de Villers le Bel où 2 jeunes perdirent la vie, ce ne fut pas un cas isolé. Pocket-bike, minimoto, de cross, route ou même chopper comme le prouve avec beaucoup de compétence la dame ci-contre (crédit photo : westcoasthogs.com), mini-quad et mini-trike, des engins de la taille d'un jouet, mais bien destinés aux adultes, et dont aucun n'a droit de circulation sur les voies publiques. Mais on en voit pourtant. On les entend aussi. Ajoutons même qu'on les sent. Mais cela, l'Assemblée Nationale l'a totalement ignoré.

Alors que les mini-motos que nous avons pu avoir n'avaient aucun dispositif anti-pollution, sinon un maigre silencieux à l'échappement. Quand on pense à l'appareillage conséquent qu'il y a sur une voiture pour respecter les normes d'aujourd'hui, il ne faut pas s'étonner que ces petits engins rejettent plus de polluants toxiques que n'importe quelle auto essence ou diesel. Mais c'est la sécurité qui a motivé les députés, et probablement aussi un certain désir de reprendre le contrôle de la situation. A la différence d'une automobile en effet, où chaque vente est soumise à enregistrement (immatriculation), où le produit est sévèrement testé (homologation), et où il est difficile d'être vendeur (pour obtenir une concession auprès d'un constructeur), n'importe qui vend à peu près n'importe quoi dans le domaine des mini-motos.

On peut en trouver sur le web à des prix ridicules de moins de 200 euros. Contre cela, l'Assemblée Nationale a adopté le texte suivant : « Les véhicules .../... non soumis à réception et dont la vitesse peut excéder par construction vingt-cinq kilomètres par heure, ne peuvent être vendus, cédés ou loués que par les professionnels qui adhèrent à une charte de qualité définie par décret. » Quant à leur circulation : « Les véhicules mentionnés au premier alinéa dont la vitesse peut excéder par construction vingt-cinq kilomètres par heure ne peuvent circuler que sur des terrains adaptés à leur pratique, dans des conditions fixées par décret ».

On verra. Mais nous comprenons que les députés se désaississent du dossier, et l'envoient au gouvernement, c'est lui qui prend les décrets. Alors nous sommes déçus. Parce que si nous sommes d'ardents défenseurs de la voiture individuelle, qui est un outil de première nécessité pour des millions de français, ce n'est pas le cas des pocket bikes et mini quads, qui ne sont que des jouets. Mais des jouets qui rejettent du CO2, des polluants toxiques, en consommant des ressources fossiles importées. Comment se fait-il qu'aucun député n'ait songé à proposer leur interdiction pure et simple ?


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; deux-roues ; ecologie