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Enfin, l'essence augmente en Iran

Mar 21/12/2010   —   Le dernier vestige du coup d'état de la CIA en 1953 n'est plus.
Drapeau iranienLe gouvernement iranien qui avait nationalisé l'industrie pétrolière en 1951, avait beaucoup déplu aux anglais, puisqu'auparavant, ils s'en appropriaient tous les bénéfices. Le mécontentement anglais aboutit au coup d'état organisé par la CIA en 1953 (Opération Ajax). Et le shah qui s'était exilé à Rome fut remis au pouvoir. Mais pour faire cesser la rumeur que les occidentaux volaient les ressources de l'Iran, on mit en place un régime de subventions pour le marché intérieur, avec l'idée que le pétrole devait enrichir le pays, et contribuer à son développement économique, parce que les produits pétroliers y seraient maintenus à un niveau artificiellement bas.

En dépit de la révolution islamique de 1979, ce système avait été maintenu. Et la semaine dernière encore, le litre d'essence était vendu au prix stupide de 7 centimes d'euro le litre à Téhéran. Quand le monde entier est appelé à réduire sa consommation de produits fossiles, et ses émissions de gaz à effet de serre, un tarif aussi bas n'incite pas à la modération... Il est aussi une catastrophe économique, puisqu'en dessous du prix de production. Chaque fois qu'un iranien achète un litre d'essence, cela augmente le déficit budgétaire de l'état ! Pour contrer cela, le gouvernement avait mis en place des restrictions. Le tarif subventionné était limité à 60 litres par mois, par automobiliste, mais il fallait faire plus, c'est ce qu'il a fait cette semaine. Le litre d'essence passe d'un coup à 30 centimes d'euro le litre, pour les 60 premiers litres. Il est de 53 centimes d'euros le litre ensuite. C'est tellement cher, que le gouvernement iranien a dépêché des forces exceptionnelles de sécurité autour des grosses stations service pour éviter les émeutes.

Il reste aux automobilistes la possibilité de rouler en diesel, puisque si le prix du gazole est multiplé par 9, il reste au tarif très abordable de 11 centimes le litre. Mais le gazole iranien courant est proche de ce qu'on appelle fuel lourd en Europe. On attend une future réforme, avec une modernisation de l'outil de raffinage, chose que les embargos contre l'Iran rendent improbable avant longtemps.

La situation des familles iraniennes sera aussi plus difficile avec cette hausse formidable du prix des carburants. Mais pour l'observateur européen avec une sensibilité à l'écologie, cela devrait aboutir à une baisse des émissions de CO2, et constitue de ce fait une bonne nouvelle.


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_monde ; ecologie