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Priorit'Air : le travail brouillon de Ségolène Royal

Dim 07/12/2014   —   Ceux qui ont fait des efforts ne seront pas récompensés.
Priorit'AirPour permettre la mise en place de futures restrictions de circulation, 7 ans après le gouvernement allemand, le gouvernement français a enfin mis en place un dispositif pour distinguer les véhicules selon leurs émissions toxiques. Baptisé Priorit'Air, il a été présenté par Ségolène Royal, et parce que ce dispositif va conduire à des injustices criantes, il est l'occasion de constater une nouvelle fois l'incompétence de la ministre de l'écologie. Quand le système allemand est juste puisqu'il s'appuie sur la norme antipollution effectivement respectée par le véhicule, le système français, qui attribue aux autos des étoiles, de 1 à 5, se base sur l'énergie et la date de première mise en circulation. Lesquels, comme nous allons le voir, n'ont qu'une valeur très indicative.

Si on prend l'exemple de la norme antipollution Euro 5, cette norme est devenue obligatoire au 1er janvier 2011. Voilà la théorie, mais ce qu'elle dit précisément est qu'à compter de cette date, il n'était plus possible de procéder à une homologation par type pour une auto qui ne respectait pas Euro 5. Si maintenant on regarde la pratique, ce qui se passe réellement dans le pays, et ce que visiblement on ignore dans les ministères, on voit que Peugeot, par exemple, commercialisait en 2009, 2 versions de sa 407 2 litres HDI. L'une avec un moteur qui ne respectait que la norme Euro 4, mais un nouvel HDI qui respectait la future Euro 5 était déjà disponible. Les gens qui ont payé plus cher pour avoir la nouvelle technologie et bénéficier d'une meilleure dépollution ne sont pas récompensés par le gouvernement. Le système Priorit'Air, qui est accessible en ligne, ne distingue pas les 407 selon la norme antipollution respectée. Tant pis pour eux.

La situation inverse existe aussi. En 2011, Renault a vendu des Clio qui respectaient Euro 5, mais il a aussi vendu des milliers de Clio II (sous l'appellation Clio Campus), réceptionnées plusieurs années auparavant, et qui ne respectaient que la norme Euro 4. Les clients de ces autos ont de la chance. Ils n'ont rien fait pour cela, mais les voici selon le gouvernement, au volant d'une auto 5 étoiles, le top du top ! Nos exemples n'ont rien d'exceptionnels. C'est comme cela chez toutes les marques, et nous osons estimer qu'il y a plus d'un million de voitures en France dont la date de première immatriculation ne s'accorde pas avec la norme antipollution en vigueur. Beaucoup de marques en effet, anticipent. La Volkswagen Lupo TDI 3 Litres respectait la norme Euro 4 de 2005 dès 1999. Les premières voitures à respecter la norme Euro 6 sont apparues en 2009. Il est dommage que le gouvernement ne fasse rien pour saluer l'effort des constructeurs, ni pour les particuliers qui ont choisi d'acheter une voiture mieux dépolluée. C'est dommage aussi pour l'écologie.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_France ; ecologie