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La convention citoyenne pour le climat, sans imagination ?

Lun 22/06/2020   —   Que du déjà vu.
La convention citoyenne pour le climatC'était l'un des fruits, hétéroclites, engendrés par les multiples manifestations des gilets jaunes, la création d'une convention citoyenne pour le climat. Celle-ci vient de rendre son rapport, et on y trouve un catalogue de mesures très variées, mais avec probablement 2 points communs, d'abord d'être peu enthousiasmantes, et ensuite peu... Imaginatives. Il semblerait qu'il n'y ait pas eu de visionnaire parmi les citoyens participants. On trouve ainsi dans leurs propositions, l'idée de Renforcer très fortement le malus sur les véhicules polluants. Il est déjà de 20000 €, ce qui semble déjà très dissuasif. Il suffit d'ailleurs de voir le détail des immatriculations de voitures neuves pour le constater. Le marché des voitures avec un gros moteur s'est totalement éffondré en France.

On lit ensuite l'idée d'augmenter le bonus pour les véhicules peu polluants. Il est aujourd'hui de 7000 €, c'est déjà plus que substantiel. Où prendrait-on l'argent si on voulait l'accroître encore ? Une piste proposée est de moduler les taxes sur les contrats d’assurance en fonction de l’émission de CO2. Il n'est pas sûr que cela changerait grand chose. Il est déjà plus cher d'assurer une grosse Mercedes qu'une petite Renault, et le montant de la taxe augmente mécaniquement avec la hausse de la prime. Il y a aussi l'idée d'aménager plus de pistes cyclables, sans oublier de réduire de 130 à 110 km/h la vitesse maximale autorisée sur autoroute. C'est là qu'on comprend le succès de Tesla et d'Elon Musk, lui au moins, il fait rêver.

Sans aucune légitimité démocratique, comme cette convention, en fait), mais avec peut-être plus d'expérience que les participants à la convention citoyenne, voici quelques propositions de MoteurNature.

Taxer les déplacements domicile-travail

La convention citoyenne l'a bien vu en suggérant de réformer le système d’indemnité kilométrique de l’impôt sur le revenu. C'est leur meilleure idée, quoiqu'elle ne soit pas d'eux. Pour réduire les émissions dûes aux déplacements, on ne peut mieux faire que de raccourcir les déplacements. Un nombre bien trop important de français habitent à plus de 10 km de leur domicile. Peu importe le moyen de transport qu'ils utilisent. Il ne faut pas réformer, mais supprimer toute déduction fiscale, ou remboursement de frais de déplacement. Que tout le monde paye tous ses déplacements au plein tarif, la situation actuelle est une subvention à la pollution.

Fixer un prix plancher pour les billets d'avion

Suite à la pandémie, le secteur aérien va très mal, et excepté pour les personnes qu'il fait (ou faisait) vivre, c'est plutôt une bonne nouvelle. Pour éviter le retour à une situation déraisonnable où on vendait des billets à prix stupide (20 € !), il est légalement possible d'imposer un prix plancher. Qu'il soit par exemple interdit de vendre des billets d'avions à moins de 50 €.

Imposer graduellement les motos zéro émission

C'est un paradoxe que si on réprime fortement l'usage de la voiture à essence, on se soucie beaucoup moins des motos. Alors que les deux roues sont la première source de nuisances sonores en ville, et que les gros scooters, comme on en voit beaucoup à Paris, ne consomment pas moins qu'une voiture. Ils tournent à 5/6 l/100 km. Alors que si commence par les petits, il n'y a aucune différence de performances ou d'autonomie entre un scooter essence 50 cm3 et son équivalent électrique. Ne pourrait-on interdire la vente des petits scooters essence au 1er janvier prochain ? La vente des 125, 2 ans plus tard, et celle des 400 cm3 dans 4 ans ? Ce serait impopulaire, mais moins que réduire la vitesse sur les autoroutes. Et veut-on être efficace, oui ou non ?

Faire une fiscalité unique pour tous les hydrocarbures

Pourquoi le kérosène des avions est-il si peu taxé, par rapport à l'essence des automobiles? Pourquoi y a t-il encore beaucoup de gens qui ont une chaudière au fioul ? La réponse simple et unique, est que cela ne coûte pas cher, parce qu'il y a une multitude de taux de taxe pour ce qui est finalement un même produit. On prend du pétrole, et que l'on en fasse de l'essence, de gazole, du fioul domestique, du kérosène, du plastique ou gaz de pétrole liquéfié, à chaque dérivé du même produit de base, la taxe est différente. Ceci n'a aucun sens. Pour donner de la clarté, une fiscalité unique, qui se substituerait à toutes celles existantes, aiderait tellement...

Taxer les déplacements de nourriture

Pour aller plus loin, favoriser les circuits courts et l'indépendance alimentaire, on ne pourra s'épargner d'un débat sur la taxation des transports de denrées alimentaires. Il n'est pas normal que tous les supermachés français vendent des yaourts importés de Pologne, ou de la viande, certes d'origine française, mais conditionnée dans un autre pays. Il faudrait peut-être revenir à une France coupée en 2, celle qui fait la cuisine au beurre, face à celle qui cuisine à l'huile. Taxer les produits alimentaires venant de très loin est déjà une bonne idée, mais pour faire mieux, et considérant les multiples accords douaniers que la nation a signé, il faudrait taxer les transports de marchandises alimentaires sur plus de 500 km. C'est ainsi chaque région française qui deviendrait auto-suffisante en nourriture. Comme par le passé.


Laurent J.Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie ; politique-transport_France