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Les Nations Unies veulent-elles que les pauvres marchent à pied ?

Mer 28/10/2020   —   Quand il n'y a pas d'autre choix.
Mazda 6 modèle 2004On rêverait que l'ONU parvienne à résoudre le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaijan, mais à défaut, le programme pour l'environnement des Nations Unies (l'UNEP), vient de publier un rapport sur un problème que peut de gens avaient jamais reconnu : les exportations de voitures d'occasion depuis les pays riches, vers les pays les plus pauvres. En France, la période actuelle est assez spéciale avec les primes à la conversion. Mais en temps normal, pour toute voiture d'occasion un peu ancienne, il n'y a plus que 2 possibles. Le recyclage proprement dit, par un centre agrée, ou l'exportation, vers les pays de l'est ou l'Afrique.

Le rapport de l'UNEP s'alarme que les voitures exportées sont souvent en mauvais état, fortement kilométrées, et répondant à des normes antipollution dépassées, à supposer seulement que leur système antipollution soit toujours en état. Alors, on s'interroge. Et d'abord, sur les auteurs de ce rapport. Il faut connaître les pays où sont les clients. En Ukraine ou en Russie, il y a des millions de personnes qui gagnent moins de 400 € par mois, tandis qu'au Nigeria ou en Gambie, ils sont des millions à gagner moins de 200 € par mois. Ces gens seraient heureux de pouvoir s'acheter une Mercedes neuve, mais leurs rêves sont plutôt à la hauteur de leur moyens. C'est dire qu'une bonne japonaise, comme un break Mazda 6 de 2004 avec 250 000 km au compteur (illustration), est pour eux une voiture fabuleuse. Le catalyseur a été volé, un voyou l'a remplacé par un bout de tube, mais cela n'empêche pas de rouler. Des amortisseurs morts non plus, idem un freinage déséquilibré, un ou plusieurs soufflet crevé, des roulements bruyants et un défaut d'étanchéité moteur.

Les pays où ces vieilles autos ont une seconde vie sont contents, parce qu'il y a une taxe d'importation à l'arrivée qui enrichit les finances publiques, et les automobilistes locaux seront fiers de posséder une auto.

On ne peut et on ne doit regarder ou juger les pays pauvres avec les standards des pays riches. Oui, il est très vrai que les voitures exportées vers l'Afrique sont souvent en mauvais état, qu'elles polluent, et que les remettre en parfait état coûterait plus cher que ce qu'elles valent, mais elles peuvent pourtant encore rendre d'immenses services à tous ceux, et ils sont des millions, qui n'ont pas les moyens de s'offrir mieux.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; commerce-distribution