UE-Mercosur : les électriques chinoises sont moins chères
Jeu 29/01/2026 — La dure loi du libre-échange.
Récemment signé, l'accord de libre-échange entre l'union européenne et le Mercosur doit, entre autres choses, faciliter la vente de voitures européennes en Amérique du Sud. L'association européenne des constructeurs d'automobile (ACEA) s'est réjoui de cet accord. Mais l'ACEA, comme les politiques européens, avaient peut-être oublié qu'ils ne sont pas seuls à convoiter les marchés sud-américains. L'année dernière, BYD avait ouvert une très grande usine à Camaçari, dans l'état de Bahia, au Brésil (illustration ci-dessous). En présence du président Lula, cette usine va commencer doucement, produisant 150 000 voitures par an, mais elle est prévue pour pouvoir en fabriquer 600 000.
Plus au Sud, il y a l'Argentine, où le président Xavier Milei a conclu un accord de libre-échange avec la Chine. Pour ce qui est des voitures électriques, l'accord prévoit 2 limites. Il y a exemption totale de toute taxe pour les électriques (35 % avant la signature de l'accord), à condition que leur prix soit inférieur à 16 000 $, dans la limite de 50 000 autos par an. C'est déjà commencé, puisque 5800 voitures sont arrivés le week-end dernier au port de Zarate. Les argentins s'en effraient déjà, et en premier lieu le petit fabricant local de voiturettes électriques, dont l'industrie chinoise ne fera probablement qu'une bouchée. Ceux qui comprennent l'espagnol, trouveront plus de détails dans la vidéo ci-dessous.Más de 5000 Vehículos Eléctricos desembarcan en Argentina. Enviados desde la empresa BYDhttps://t.co/Yo8KBO60CY @potenciaverde_ pic.twitter.com/UmhrznKLSB
— Nanik Singh Castillero (@NanikSinghC) January 24, 2026
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : voitures-chinoises ; commerce-distribution