Citroën, Peugeot, Renault, rétro, c'est trop, rétro, c'est trop
Mar 13/10/2026 — C'est beaucoup trop. **Spécial salon de Paris**
Ce n'est pas possible. Ils se sont passé le mot. De pareilles coïncidences ne sont pas catholiques. Cette édition 2026 du salon de l'auto laissera un goût amer. Parce que personne n'aurait pu imaginer un tel renoncement, un tel désespoir.
Chez Renault, la journée commence avec le concept E-Space, réinterprétation de la Renault Espace de 1984, aux côtés de la Renault 8 Gordini Concept, évocation du modèle des années 1960. On poursuit chez Alpine, avec la déouverte de l'A310 Vision, inspirée de l'Alpine A310 des années 1970.
Chez Citroën, première apparition de la nouvelle 2CV, d'un joli rouge légèrement orangé, accompagnée de sa version fourgonnette en gris brillant.
Et le thème rétro continue chez Peugeot, avec une évocation de la 205 T16, aux côtés du concept RCZ Vision.
C'est dire que chez les 3 grandes marques françaises, il n'y avait strictement rien de nouveau. Parce qu'on ne peut qualifier de nouveau, une réinterprétation d'un ancien modèle. Quand on va au restaurant, on a envie de manger quelque chose de frais, pas les restes de la veille réassaisonnés.
Bien sûr, la Renault 5 E-Tech est une réussite. Faire une auto rétro de temps en temps, c'est une bonne idée. Mais si tout le monde fait du rétro, et ne fait que du rétro, cela ne va plus. On ne veut pas vivre dans le passé. On citera les exemples de la Citroën DS de 1955, de la Renault 16 de 1965, ou de la Peugeot 205 de 1983. Ces autos ne devaient rien aux modèles qui les ont précédé. Pour faire avancer le schmilblick, il faut rompre avec le passé.
Je peux moi aussi faire du rétro, et je me suis inspiré de la vieille chanson Métro, c'est trop de Téléphone, pour le titre de cet article. Mais je souhaite avec la plus grande force que les constructeurs nationaux en finissent avec cette vague rétro, et recommencent à innover. A défaut, ce seront les étrangers qui le feront. Et quand par son coût du travail, et sa fiscalité des entreprises, la France ne part pas dans les meilleures conditions, il est primordial, vital que les entreprises françaises soient imaginatives, et montrent au monde leurs capacités d'innovation. Elles n'ont pas fait cela à ce salon de Paris.Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Citroen ; salon-automobile