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VW et Shell veulent tout changer

Mer 12/11/2003   —   A l'initiative de Volkswagen et de Shell, il s'est tenu le 4 novembre à Bruxelles une conférence dont les aboutissements pourraient être considérables.
Mme Loyola de Palacio, Vice-Présidente de la Commission Européenne, Commissaire en charge de l'Energie et des Transports, y était, de même que Philippe Busquin, Commissaire européen chargé de la Recherche. De quoi était-il question ? Rien de moins que de l'invention d''un nouveau carburant automobile, accompagné d'un nouveau type de moteur à explosion pour l'exploiter.

Les bio-carburants ne sont pas nouveaux. Il est possible depuis longtemps de faire du bio-diesel à partir de colza ou de tournesol : les modes de fabrication de ces carburants sont quasi-identiques à ceux qui servent à l'huile de cuisine. La conférence de Bruxelles portait sur les bio-carburants, mais d'un tout autre genre puisque fait à partir de biomasse. Il ne s'agit donc plus de se contenter d'utiliser une petite partie d'une plante, mais de prendre des plantes entières, voire des feuilles mortes ou des branches d'arbres, et peu importe qu'ils soient chênes ou bambous. La technique est d'ores et déjà disponible, mais elle demande des investissements très importants pour des rendements qui ne le sont pas. Cela se passe en 2 temps. La biomasse est d'abord transformée en un gaz, proche du méthane, et ce gaz est ensuite transformé en un carburant liquide.
Un test de 5 mois vient de s'achever qui a démontré la viabilité d'un carburant liquide fabriqué à partir du gaz naturel pour les diesels (notre article), le challenge est maintenant de fabriquer économiquement ce même carburant liquide à partir des végétaux et... Comme si le challenge n'était pas assez difficile, de faire un carburant qui puisse fonctionner aussi bien dans un moteur diesel qu'à essence, ou presque, c'est là qu'intervient Volkswagen.
Le futur carburant étant totalement synthétique, les chimistes seraient en mesure de lui donner la teneur en hydrogène (il sera donc aussi possible de produire de l'hydrogène pur) et carbone de leur choix, et qui peut mieux déterminer ce choix sinon un grand constructeur automobile ? Mais si la composition du carburant est établi à partir d'une feuille blanche, pourquoi ne pas faire de même pour le design de la chambre de combustion où il brûlera ? Volkswagen travaille sur un moteur qui réunira les avantages de consommation du diesel avec la plus grande propreté de la combustion d'un moteur à allumage commandé. Aucune information technique n'a filtré, mais c'est selon Matthias Rabe, à la tête du groupe de recherche chez VW, un projet à 10/15 ans.

Tout le monde peut déjà reprendre la phrase de Mme de Palacio : « Je voudrais féliciter Shell et Volkswagen dans leurs succès à faire progresser ces carburants, et je suivrais leur développement avec intérêt ». Car comme elle l'avait dit juste avant : « C'est impératif que l'Europe investisse dans des carburants alternatifs qui peuvent prendre une part de marché significative dans les décennies à venir, tout en nous permettant de nous rapprocher du potentiel des systèmes à hydrogène du futur. »


Rubrique(s) et mot(s)-clé : Volkswagen ; carburant-energie