Ceer Exobot, la première voiture saoudienne est électrique
Mer 23/09/2026 — Déjà 2 modèles de voitures arabes.
En Arabie Saoudite, ils ont du pétrole, et... Ont-ils autre chose ? Le sable et le soleil mis à part, pour un occidental, le pétrole est le seul produit qu'on connait comme provenant de la péninsule arabique. Ceci n'était pas satisfaisant pour le prince Mohammed ben Salmane, qui avec son plan Vision 2030, veut moderniser son pays dans tous les domaines, et notamment en le dotant d'une industrie automobile.
Cela a commencé avec Lucid, dont le fonds souverain d'Arabie Saoudite fut un investisseur important, avant d'en devenir l'actionnaire principal, et cela s'est poursuivi en 2022 avec CEER, une entreprise totalement nouvelle, 100 % saoudienne, et dont on découvre aujourd'hui les premiers produits.
Le prince Mohammed ben Salmane s'est impliqué tôt dans le projet, c'est lui qui dès le départ a ordonné que les futures autos ne devaient ressembler à aucune autre. Et comme c'est un homme qui sait se faire obéir, cette Ceer Exobot ne peut que surprendre. On pourra peut-être dire que ses portes ressemblent à celles du concept Lamborghini Marzal de 1967, mais avec son parebrise de 2,40 m, elle est unique. Ces portières ont d'ailleurs dû demander un sérieux travail d'ingénieurerie pour garantir qu'en dépit de leurs dimensions et de leur masse, elles pourront toujours se fermer correctement. Leur ouverture est électrique, et ouvertes, elles culminent à une hauteur de 2,25 m. Ce n'est pas pour les petits parkings, c'est conçu pour les saoudiens. Et que personne ne dise que ce sont des portes papillon, ce sont des portes faucon pèlerin, ou faucon shahin comme disent les arabes.
Ceer Motors est dirigé par un occidental, James DeLuca, et il a fait appel à BMW pour la conception de l'auto, et Foxconn (le fabricant des iPhone et de millions d'autres appareils électroniques) pour l'architecture électrique. Cette Ceer Exobot est en effet une voiture électrique, avec dans son chassis une batterie lithium d'une capacité de 112 kWh. Il y a 3 machines électriques d'une puissance cumulée de 625 kW, et l'auto passe de 0 à 100 km/h 2,6 seconds. L'autonomie est annoncée à 670 km, avec la faculté de recharger de 10 à 80 % en moins de 30 minutes.
Le moteur arrière est fabriqué par Rimac, les 2 petits proviennent d'une filiale de Hyundai, et ils seront fabriqués localement, en Arabie Saoudite donc, à côté de l'usine qui fabriquera les autos, qui est elle-même proche de l'usine Lucid.
Un second modèle est déjà prévu, c'est une déclinaison SUV, avec une garde au sol nettement surélevée, et aussi plus de hauteur dans l'habitacle.
Car si l'Arabie Saoudite possède superbes autoroutes flambant neuves, la voiture a été pensée pour le désert. Il faut qu'elle puisse rouler dans les dunes. Traction intégrale avec 4 roues directrices, les CEER Exobot et SUV ont des directions by-wire, sans liaison mécanique entre le volant et les roues.
Ceer Motors compte déjà plus de 2000 employés, et quand les cadences de production auront un rythme normal, le projet devrait entrainer la création de quelques 30 000 emplois directs et indirects. Et c'est pour très bientôt, puisque la prodution régulière doit débuter l'année prochaine.
Aucune indication de prix n'a encore été donnée, mais on sait déjà que ces autos CEER ne seront pas bon marché. Et qu'aucun européen n'y pense, puisque pour cette décennie tout au moins, on n'attend pas d'exportation. Les voitures ne seraient vendues qu'en Arabie et aux émirats. Il reste qu'on peut être jaloux. Quand l'industrie automobile ne fait que débaucher en France, en Arabie, elle embauche.Rubrique(s) et mot(s)-clé : autres-marques-artisans ; concept-prototype-electrique