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Des Prius à l'hydrogène en Europe aussi

Lun 15/05/2006   —   Il y a déjà une cinquantaine de Prius qui ont été converties pour rouler à l'hydrogène aux Etats-Unis, en Californie et au Texas, il va maintenant y en avoir une quinzaine en Europe aussi.
Nous l'avions annoncé en janvier, Quantum Technologies (QTWW) livrait 30 Prius qu'il avait converti pour fonctionner à l'hydrogène à divers services publics en Californie. Parce que si la pile à combustible se fait attendre, il y a des gens qui ne veulent pas attendre, et que le seul moyen de passer tout de suite à l'hydrogène soit alors de modifier un moteur thermique pour qu'il fonctionne à l'hydrogène. C'est ce qu'a fait avec succès QTWW, un spécialiste de l'hydrogène, fabricant de réservoirs d'hydrogène, et fournisseur de General Motors pour cela. Le savoir-faire de cette entreprise est également démontré dans ses solutions de pompe pour distribuer de l'hydrogène (ci-dessous), et comme ils ont aussi une activité de fabrication de prototype, si quelqu'un avait la compétence pour développer une Prius à l'hydrogène, c'est bien eux.

La voiture est monovalente. Elle ne fonctionne qu'à l'hydrogène, mais cela se comprend. A contrario du gaz naturel ou des GPL, l'hydrogène est très différent de l'essence, il est difficile de faire un moteur bivalent. Par rapport à la Prius essence, la puissance chute un peu (70 ch au lieu de 77 ch), les NOx augmentent un peu (il n'y a que BMW qui sache faire des moteurs à hydrogène ne produisant pas d'oxydes d'azote), mais les émissions de dioxide de carbone (CO2) chutent de 99 %, et cela change tout. Idem le monoxyde de carbone (CO) et les hydrocarbures imbrulés (HC). Cela pourrait même être 100 %, mais nous comptons les émissions de quelqu'éventuelle goutte d'huile, du fait qu'un moteur à hydrogène doit être plus lubrifié qu'un moteur à essence.

Quinze Prius hydrogène ont été commandées à QTWW, elles seront exploitées par Miljobil en Norvège, dans le cadre du programme HyNor. Ce projet vise la réalisation d'une autoroute de l'hydrogène dans ce pays nordique, entre Oslo et Slavanger, que 580 km séparent. Et il est une nouvelle confirmation de l'intérêt des scandinaves pour les technologies les plus respecteuses de l'environnement. Nous rêvons d'une même ambition dans l'hexagone.


Rubrique(s) et mot(s)-clé : Toyota ; hydrogene-combustion-interne