Bienvenue sur MoteurNature
Pour faire vivre notre rédaction, et vous offrir le meilleur contenu, nous avons besoin que vous acceptiez les cookies de nos régies publicitaires. Nous vous en remercions par avance.
Notre rédaction n'utilise aucun cookie (des petits fichiers texte). MoteurNature est l’un des très rares sites à pouvoir s'en passer totalement. Les seuls cookies liés à la visite de notre site sont les suivants.
Cookies des régies publicitaires
Ils permettent aux régies de vous proposer des contenus proches de vos centres d’intérêt. Ils assurent le financement du site.
ON OFF
Cookies des réseaux sociaux
Ils vous permettent de partager nos articles sur les réseaux sociaux dont vous êtes membre sans formalité.
ON OFF




Profiter de tout MoteurNature




MoteurNature
Toute l'actualité de la voiture verte depuis 2002.

17 années d'expériences pour vous informer.

Saab vit, Hummer est cuit

Jeu 25/02/2010   —   L'écologie s'y retrouve. Il y a une morale dans cette histoire.
Hummer H3La reprise de Saab par Spyker était conditionné par l'obtention d'un prêt de la banque européenne d'investissement. Ce prêt a été accordé le 15 février, la cession de Saab entre General Motors et Spyker Cars a donc pu se faire. Saab a changé de propriétaire le 23, dans l'après-midi. Le nouveau patron s'appelle Victor Muller, qui était auparavant à la tête de Spyker, dont nous pourrions écrire qu'il va cumuler les 2 fonctions, si elles n'avaient été fusionnées. Et c'est maintenant une entité juridique unique, Spyker Cars N.V., qui commande le devenir des 2 marques Spyker et Saab. La première priorité sera d'assurer le lancement de la nouvelle berline 9-5, pour redonner confiance dans l'image de marque de Saab, mais sur le plus long terme, il y a beaucoup d'interrogations quant à la rentabilité de la marque suédoise. Il n'y en a plus aucune pour Hummer.

Saab 9-5Le processus de cession d'une entreprise à une autre est long et complexe, mais prenait vraiment trop de temps avec Hummer. Comme Opel avant lui. Mais quand dans le cas d'Opel, c'était le vendeur qui ne voulait plus vendre, pour Hummer, c'est l'acheteur qui ne veut plus acheter. L'acheteur était la société chinoise Sichuan Tengzhong. Il y en a qui disent que c'est le gouvernement chinois qui a bloqué la vente, mais on est bien peine d'en trouver la plus petite confirmation officielle. On écrira alors simplement que la vente n'a pas pu se faire, et nous nous en réjouissons. Parce que si l'automobile est le plus beau moyen de locomotion disponible, le 4x4 de 3 tonnes comme un Hummer est plutôt un engin d'alénation, qui pompe le portefeuille de son propriétaire à intervalles courts et réguliers, tout en rejetant 4 fois plus de CO2 qu'une voiture courante genre Megane/Golf.

General Motors semble en être maintenant convaincu, et à moins que survienne un repreneur de la dernière heure, le constructeur ne tentera pas de conserver la marque, comme il l'a fait pour Opel. GM se prépare à entamer un processus de liquidation, comme à la manière d'Oldsmobile ou Pontiac. C'est donc l'heure de l'épitaphe, et on pourra ériger une stèle à ce monument du gaspillage d'énergie que furent les voitures Hummer. C'est un beau retournement si on se rappelle de ce que la situation était il y a quelques mois, où Saab était condamné, alors que Hummer devait être vendu pour plusieurs dizaines de millions de dollars. C'est une victoire pour l'écologie.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : Hummer ; industrie-production