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Aujourd'hui, les voitures électriques n'ont pas le droit de rouler

Jeu 02/12/2010   —   Quand le rêve de la voiture propre doit affronter la froide réalité de l'hiver.
Recharge interdite

Les vieux diesels sans FAP qui polluent un maximum auraient le droit de circuler, les voitures électriques qui ne rejettent aucune émission ne l'auraient pas. Cette situation cauchemardesque ne décrit pas la réalité du jour, mais une hypothèse qui n'a malheureusement pas grand chose de fantaisiste.

On parle du peak-oil, ce jour où la demande de pétrole serait supérieure à l'offre, sans savoir quand cela sera, et sans voir que le pic d'électricité, a lieu aujourd'hui 2 décembre, en France. C'est le Réseau de transport d'électricité (RTE) qui le dit. Il déclare même l'alerte rouge par le dispositif Ecowatt pour la Bretagne et la région Provence Alpes Côte d'Azur. Ces 2 régions sont en effet particulièrement vulnérables, du fait d'une faible production locale, et d'un réseau de transport arrivé à saturation.

Sans vouloir céder à l'alarmisme, on ne peut se masquer la réalité. S'il y avait 100 000 voitures électriques en France, et que leurs conducteurs rentrent tous du travail vers 19/20 heures, et qu'ils branchent tous en même temps leur voiture dans leur garage, pour la recharger... Le risque est réel que le réseau ne le supporte pas, et que... Cela disjoncte.

Heureusement, si la voiture électrique est le problème, elle est aussi la solution. A condition d'être organisé. L'idée serait que le particulier qui rentre du travail le soir, branche sa voiture pour la recharger dans son garage, mais qu'au lieu de la charger, cela la décharge. Parce que les bornes de recharge seraient intelligentes, et bidirectionnelles, pour permettre de soulager le réseau en période de pointe de consommation d'électricité. Elles prendraient l'électricité stockée dans les batteries de toutes les voitures électriques du pays. La recharge n'aurait lieu qu'après le pic de consommation, qui est généralement entre 18 et 21 heures chaque jour.

Fantastique, mais hélas irréaliste. Parce que les chargeurs intelligents bidirectionnels valent aujourd'hui plusieurs milliers d'euros (avec les frais d'installation). Leur prix devrait baisser, mais il ne sera jamais assez abordable pour que tous les particuliers puissent en avoir un. Et personne ne le souhaite, puisque c'est l'un des plus grands avantages de la voiture électrique, que de pouvoir se brancher n'importe où sur une prise standard, en toute simplicité. Sans compter que le boitier seul ne suffit pas, il faut aussi que la voiture permette la décharge de ses batteries par câble. La Nissan Leaf, ou les Mitsubishi vendues par PSA ne le permettent pas.

Il y a donc un problème, et le calendrier fait bien les choses quand il a programmé pour ce jour de manque d'électricité, une réunion du gouvernement pour débattre d'une possible nouvelle baisse du tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque. Quand la France est toujours à la traine de l'Allemagne, qui aura produit plus de 10 000 MW avec le solaire cette année, il serait maladroit de couper les ailes à une filière en plein essor. Mais si c'est ce que fait le gouvernement, il faudra définir des priorités d'usage de l'électricité lors des jours de forte demande, par grand froid ou grosse chaleur. Vannes et Rennes ont décidé de ne pas allumer leurs décorations de Noël, c'est le début.

Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; voiture-electrique ; politique-transport_France