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L'avenir de Renault-Nissan : on ne peut qu'être inquiet

Sam 12/10/2019   —   Plus aucune certitude.
Clotilde DelbosQuand on avait appris l'arrestation de Carlos Ghosn l'année dernière, l'effet de surprise n'avait pas eu le temps de s'estomper, qu'à peine une heure plus tard, on apprenait que Nissan allait mettre fin à toutes les fonctions de M. Ghosn dans l'entreprise. C'était trop rapide, cela sentait le coup fourré. Cette semaine, on apprenait que le conseil d'administration de Renault allait se réunir en urgence, le lendemain même, pour débattre du devenir de Thierry Bolloré, à la tête du constructeur français depuis le début de l'année, et lors de cette réunion, M.Bolloré fut révoqué. Ces 2 affaires sont très similaires.

D'abord donc par leur rapidité, et ensuite parce qu'elles sont de totales surprises. Il n'y avait rien la semaine dernière pour laisser penser que Thierry Bolloré ne donnait pas toute satisfaction. Et aussi l'absence de toute possibilité de négociation. Carlos Ghosn a été arrêté par la police, et on a donné le choix à Thierry Bolloré : soit il démissionnait, soit il était révoqué. Alors que si le conseil d'administration n'était pas satisfait de son travail, il aurait dû être possible d'en discuter avec lui, et de chercher des solutions. Ce ne fut pas le cas, il a été flingué sans discussion. Il aurait violé sa secrétaire qu'il n'aurait pas été démis de ses fonctions plus brutalement. Et c'est une très mauvaise nouvelle pour 2 raisons.

La première est qu'il n'y a qu'un seul bon motif de changer un dirigeant, elle est d'avoir sous le coude une autre personne dont on a la conviction qu'elle fera un meilleur travail. Ce n'est pas le cas ici. Il n'y a aucun élément pour croire que Mme Clotilde Delbos, directrice financière nommée pour le remplacer (illustration), soit plus compétente. Surtout qu'alors que M. Bolloré a fait toute sa carrière dans l'industrie auto, que pour l'avoir entendu plusieurs fois, on sait qu'il connait les bagnoles, alors que Mme Delbos n'a rejoint l'industrie que très récemment. On notera qu'elle a longtemps travaillé chez Pechiney, déjà en compagnie de M. Sénart, avant que cette société ne disparaisse. Les compétences limitées de Mme Delbos ne sont d'ailleurs pas cachées, puisqu'elle est officiellement nommée pour une période intérimaire. Et dans l'attente de trouver un patron plus qualifié, elle sera épaulée par 2 autres cadres dirigeants. Cette organisation est semblable à la nouvelle direction de Nissan, désormais aux mains de 3 personnes.

On croyait que le succès de l'alliance Renault-Nissan était dans un patron unique, ce qu'était Carlos Ghosn, il y a maintenant 6 têtes pour le remplacer. Mais s'il y a une décision urgente à prendre, et que tous ne sont pas d'accord, comment cela se passera t-il ? Jean-Dominique Sénart, qui pilote officiellement l'alliance, mais assurément pas pour longtemps puisqu'il a 66 ans, saura t-il imposer ses vues ? Il a dit qu'il voulait donner une nouvelle dynamique, mais au vu de la manière dont il a organisé le départ de M. Bolloré, dont on peut écrire, les mots ne sont pas trop forts, qu'il s'est fait lourder comme un malpropre. Cela se passe comme cela chez Renault ! Du jour au lendemain, sans aucun prévis. Voilà qui ne va pas donner envie aux employés qui restent de faire des efforts. Quant à trouver un nouveau patron, les candidats sont prévenus qu'ils n'auront pas les coudées franches.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : Renault ; industrie-production