Bienvenue sur MoteurNature
Pour faire vivre notre rédaction, et vous offrir le meilleur contenu, nous avons besoin que vous acceptiez les cookies de nos régies publicitaires. Nous vous en remercions par avance.
Notre rédaction n'utilise aucun cookie (des petits fichiers texte). MoteurNature est l’un des très rares sites à pouvoir s'en passer totalement. Les seuls cookies liés à la visite de notre site sont les suivants.
Cookies des régies publicitaires
Ils permettent aux régies de vous proposer des contenus proches de vos centres d’intérêt. Ils assurent le financement du site.
ON OFF
Cookies des réseaux sociaux
Ils vous permettent de partager nos articles sur les réseaux sociaux dont vous êtes membre sans formalité.
ON OFF




Profiter de tout MoteurNature




MoteurNature
Toute l'actualité de la voiture verte depuis 2002.

18 années d'expériences pour vous informer.

Renault-Nissan : l'heure des grandes manoeuvres*

Sam 30/05/2020   —   Cadeau à Luca De Meo.
Goupe RenaultOn attendait du lourd, on en a eu. Nissan a tiré le premier, il va fermer son usine de Barcelone. C'est un sacré coup dur pour la région, on peut même parler de claque aux indépendantistes catalans. L'usine Nissan de Barcelone emploie quelques 3000 personnes, et indirectement, ce sont plus de 20 000 emplois qui dépendent de cette usine. Avec le tourisme en berne du fait du coronavirus, ce ne sera pas la fête en Catalogne. Nissan confirme aussi la fermeture d'une usine en Indonésie, et il y avait de quoi avoir peur pour la conférence de presse de Renault qui allait suivre celle de Nissan. Les objectifs sont les mêmes : réduction des coûts fixes, ce qui passe par une réduction des capacités de production. De 4 millions à 3,3 lillions de véhicules. Il n'y aura cependant chez Renault, aucune fermeture d'usine aussi importante que celle de Nissan à Barcelone. Mais néanmoins plusieurs surprises.

La première concerne la Zoé, aujourd'hui produite à Flins, mais qui ne le sera plus dans la prochaine génération. Sa production serait déplacée à Douai, dans le Nord. Et pourquoi pas ? C'est là, la cuisine interne du constructeur, et que la production d'un modèle dans une usine française soit déplacée dans une autre usine française, ne change rien, sinon pour les personnels des usines. On s'interrogera pourtant sur le sort de l'usine de Flins, un site historique du losange, puisque c'était là qu'il fabriquait la Dauphine. Elle connaîtra peut-être le même sort que les usines de Billancourt et de l'île de Meudon... Parce que pour l'heure, la rumeur serait que Renault y transfère l'activité qu'il a aujourd'hui à Choisy-le-Roi. Mais cette activité de Choisy-le-Roi, ce n'est pas à proprement parler l'activité d'un constructeur. Ils font de la réfection (moteurs, boites de vitesses) pour permettre de faire des échanges standard. Il est étonnant que ce ne soit pas un sous-traitant qui ait cette tâche...

Ce site de Choisy-le-Roi serait le seul à fermer rapidement, mais il ne sera pas le seul, puisqu'à terme, Renault vise la suppression de quelques 14 600 postes, 10 000 étant à l'étranger. Des départs anticipés à la retraite, et des non-remplacements de poste, devrait aboutir à 4600 suppressions de postes sans licenciements secs, dit-on. Une grosse surprise ensuite est du côté d'Alpine, puisque le site de Dieppe sera en suspens après la fin de production de la berlinette actuelle. Là, c'est grave, parce que la berlinette sera toujours une auto de très petite série. Il serait difficile de la fabriquer dans une grande usine, à côté de modèles de grande diffusion. Même si elle devenait électrique ! Ce serait par contre possible pour un SUV Alpine dérivé du Kadjar ? Il faut s'interroger sur le devenir d'Alpine ! Enfin, une certitude, ce plan de restructuration est un superbe cadeau pour Luca De Meo (ci-dessous).
Luca De MeoRenault va en effet avoir un nouveau patron, il doit arriver en juillet, et toutes les mauvaises nouvelles sont annoncées avant qu'il n'arrive. Il n'aura qu'à mettre en œuvre les décisions de la direction précedente (et recevoir tout le crédit si elles marchent). La meilleure nouvelle étant que Renault se soit réorganisé pour une production accrue de véhicules électriques. Les voitures seraient produites à Douai (la remplaçante de la Zoé, et un modèle plus grand), tandis que le Kangoo ZE, et bientôt le Nissan e-NV200, seraient fabriqués à Maubeuge. Les ouvriers de Renault Douai seront donc rassurrés, ils auront un avenir après les Talisman et Espace qu'ils produisent aujourd'hui. Un nouveau moteur électrique enfin, serait fabriqué à la grande usine de Cléon. Mais personne ne sait encore si le nombre de Renault produites en France sera constant, en hausse ou en baisse.

ADDENDUM/CORRECTIF : nous avions utilisé le conditionnel pour évoquer le maintien de la production du Kangoo à l'usine de Maubeuge, et ce fut heureux puisque la fabrication de ce modèle serait elle aussi déplacée à Douai. C'est du moins ce que croient les milliers de manifestants de samedi à Maubeuge. Douai concentrerait alors la production des prochaines générations de la Zoé et du Kangoo, ainsi que d'un troisième futur modèle électrique, plus grand que la Zoé. Ceci nous parait beaucoup. Une réunion mardi devrait permettre d'en savoir plus, parce qu'il y a encore beaucoup de flou sur les projets de Renault.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : Renault ; industrie-production