Et si Stellantis ne partageait pas ses usines avec des chinois ?
Ven 29/05/2026 — L'alternative.
Les capacités de production de Stellantis étant supérieures à ses capacités commerciales, la direction du groupe automobile a dû prendre des décisions difficiles. Stellantis va confier plusieurs installations à des constructeurs concurrents à la recherche de capacités industrielles en Europe. C'est évidemment critiquable. Il faut beaucoup de temps et de moyens pour ériger une usine, former des employés, etc... Alors livrer une usine clé en mains à un concurrent, c'est comme lui cirer les bottes en lui offrant des chocolats. Mais c'est ce que va faire Stellantis, qui va partager avec Leapmotor ses sites espagnols de Madrid et Saragosse, et avec Donfeng, celui de Rennes. N'y avait-il pas une autre solution ?L'actualité nous montre l'alternative, et elle n'est hélas pas plus réjouissante. Quand Stellantis s'est retiré du capital de Symbio (illustration), le fabricant de piles à combustible, cela entraîna la suppression de 358 emplois. En Allemagne, Volkswagen pourrait, ou ne pourrait pas, céder une usine au chinois Xpeng. Rien n'est confirmé, sinon que le constructeur allemand va supprimer 50 000 postes en Allemagne d'ici 2030. Si on réfléchit sur le long terme, pour l'avenir de l'industrie européenne, il serait probablement préférable que les chinois rencontrent les plus grandes difficultés à s'établir en Europe, et que personne ne les aide. Et si fermer une usine est terriblement brutal, cela permet de solder les comptes. Mais pour éviter des milliers de licenciements, il est possible qu'il y ait eu des pressions politiques pour éviter des fermetures d'usine, avec les répercussions politiques que cela pourrait entraîner...
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Stellantis ; industrie-production