Paris et Stellantis ensemble pour développer les véhicules autonomes
Mar 27/10/2026 — Mais sans aucune technologie française.
La présence de la Tesla Cybercab au salon de Paris ne pouvait manquer de faire réagir les politiciens locaux. La France va t-elle manquer une révolution technologique ? On peut répondre par un oui ou un non, puisque si la Métropole du Grand Paris (130 communes d'Ile de France, dont la capitale) annonce un accord avec le groupe Stellantis, ce sera donc en France, mais avec des technologies qui ne seront pas françaises. Stellantis fournira certes les véhicules, mais le logiciel, la technologie qui conduira l'auto, proviendra soit de Pony, une société chinoise, soit de Wayve, une société anglaise. Et l'opérateur sera Bolt, une société estonienne.On pourrait penser qu'ils aient choisi des partenaires étrangers pour gagner du temps, mais ce n'est pas le cas, puisque rien ne doit démarrer avant 2028. Et il ne s'agira encore à cette date que d'une expérimentation, limitée au départ dans 5 communes du nord-ouest du Grand Paris. Cela paraît bien maigre, et ce le sera encore plus en 2028, quand aujourd'hui déjà des services commerciaux de véhicules autonomes sont en service quotidien dans plusieurs villes américaines ou chinoises, et même aussi en Croatie. Sans oublier la jeune société Milla, le développeur et constructeur français de véhicules autonomes, et qui gère déjà plus d'une vingtaine de navettes autonomes. Une commande de la métropole du Grand Paris lui aurait permis de trouver de nouveaux investisseurs.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Stellantis ; conduite-autonome