Comparatif Twingo I/Twingo IV, chiffres à l'appui
Lun 02/11/2026 — Etait-ce mieux avant ?
On ne fait pas cela habituellement, mais quand Renaut joue à la fond la carte du néo-rétro avec sa nouvelle Twingo, et que la première du nom conserve une côte d'amour encore bien solide en France, il nous a paru intéressant de comparer les deux. Cela permettra tout au moins de mesurer les progrès accomplis en 33 ans. La première grosse différence est que la Twingo originelle n'avait que 2 portes, alors que celle d'aujourd'hui en a 4. Mais c'est là un choix de société. Les 2 ou 3 portes ne se vendaient plus beaucoup, les automobilistes préfèrant la commodité de 4 portes, et il est alors difficile d'en vouloir aux constructeurs que d'avoir choisi de rationaliser leur gamme. Ensuite, si la nouvelle génération est parvenu à parfaitement conserver le style de son ancêtre, c'est en dépit de dimensions très substantiellement accrues. + 36 cm en longueur, + 9 cm en largeur et + 7 cm en hauteur. Mais si on a ajouté des portes arrières, c'est pour que les places arrières n'aient plus un rôle occasionnel. Il fallait donc améliorer l'habitabilité en conséquence. Le volume du coffre progresse aussi considérablement, puisqu'il double ! Mais celui de la première Clio était vraiment petit. On dira du coffre de la nouvelle qu'il est simplement devenu normal.
Du côté de la motorisation, tout change. En 1992, Renault avait du neuf avec du vieux. Le premier moteur de la Twingo avait déjà 30 ans de services derrière lui. Apparu sur le cabriolet Floride en 1962, il était dépassé dans les années 1990, mais il fallut pourtant attendre 4 ans avant que la Twingo reçoive enfin un moteur moderne, arbre à cames en tête et culasse en aluminium. Sur la nouvelle Twingo par contre, tout est neuf, rien n'est repris à un ancien modèle, et électrique. Ce qui change tout. A commencer par un point fâcheux, qui est la nationalité des concepteurs. Ils étaient tous français ceux qui avaient conçu la propulsion de la première Twingo. Sur la nouvelle, moteur et batterie sont les fruits d'ingénieurs chinois.
Pour faire passer la pilule, le progrès est énorme. La première Twingo n'avait que 55 ch, la nouvelle en a 82. Le couple progresse encore plus nettement, de 90 à 175 Nm. Et bien sûr, qui dit motorisation électrique dit qu'il n'y a plus de pédale d'embrayage, ni de vitesses à passer. La nouvelle est aussi plus agréable avec son tableau de bord devant le conducteur, et non plus centré. L'autre grosse différence est l'autonomie. Avec un réservoir de 40 litres, on peut facilement faire plus de 600 km sans ravitailler avec la vieille, alors qu'il faut rouler calmement pour en faire la moitié avec la nouvelle Twingo. Mais est-ce un défaut ? Aucune Renault Twingo n'a jamais eu vocation à être une autoroutière transcontinentale. La priorité est plutôt que la l'auto soit douce et facile à conduire en ville, et là, en électrique, le progrès est fulgurant.
La nouvelle Twingo est beaucoup plus lourde, avec quelques 1200 kg sur la bascule, quand l'ancienne en faisait moins de 800. Mais la nouvelle est considérablement plus sûre, plus robuste en cas d'accident, elle est aussi mieux équipée avec une climatisation et des vitres électriques. La nouvelle Twingo est nettement plus performante, avec le 0 à 100 km/h réalisé en 12 secondes, quand il en fallait naguère plus de 14, et l'exercice est incomparablement plus facile, et moins stressant en électrique. Sans bruit, avec une courbe de couple autrement plus avantageuse. Enfin, il y a l'argument budgétaire qui ne laissera aucune place au doute. Avec une consommation 6 l/100 km, et de l'essence à 2 € le litre (si on en trouve à ce prix), l'ancienne exigera une somme de 12 € pour parcourir 100 km, quand la nouvelle aura besoin de 10/11 kWh pour parcourir ces mêmes 100 km, et cela coûtera moins de 3 € en rechargeant chez soi.Plus sûre, plus performante, plus habitable et 4 fois moins chère à l'usage. Dans l'automobile, le progrès technologique est une réalité.
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Renault ; essence-diesel ; voiture-electrique