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Diesel BMW, le cap des 100 ch/l

Lun 02/04/2007   —   C'était inimaginable il y a 20 ans, un moteur diesel fait plus de 100 ch/l. Et ce n'est pas sur une voiture de course, ce sera sur une voiture de série BMW.
Le diesel est mort, vive le diesel ! On y perd son latin, parce que d'un côté le diesel explose, et accroit ses parts de marché partout dans le monde, des Etats-Unis au Japon, mais d'un autre côté, le diesel n'a plus rien à voir avec la définition qu'on en avait il y a 25 ans. Le diesel était une mécanique simple, sobre et robuste, mais ce nouveau bloc de 204 ch n'a rien de simple. Nouveau développement du 2 litres déjà connu, ce moteur n'est pas encore annoncé dans aucun modèle, mais nous l'imaginons dans le futur coupé série 1 (la version 2 portes avec coffre attendue pour le second semestre), où il constituerait la motorisation diesel sportive.

Grand spécialiste du diesel, BMW possède déjà dans sa gamme de moteurs, le 6 cylindres 3 litres de sa 525d. Ses 2993 cm3 donnent 197 ch à 3750 tr/mn et 400 Nm de couple à 1300 tr/mn. Le nouveau 4 cylindres 1995 cm3 donne 204 ch à 4400 tr/mn et 400 Nm de couple à 2000 tr/mn. Le régime maximal est de 5200 tr/mn ! Bien sûr, tirer une telle puissance d'une aussi faible cylindrée est une prouesse technologique dont les ingénieurs BMW ont toutes les raisons d'être fiers, mais nous ne sommes pas certains qu'à l'usage le petit moteur se révèle plus sobre que le gros. Plutôt que la consommation, c'est le caractère qui fera la différence, avec le 6 cylindres qui est une motorisation placide pour la grosse série 5, quand le 4 cylindres sera une motorisation de pointe pour un coupé compact.

Par rapport au 2 litres TD de 177 ch, disponible aujourd'hui dans la série 1 version 3 portes, ce 204 ch se distingue en reprenant la technologie Twin Turbo variable de la 535d. C'est-à-dire qu'il possède 2 turbos, non pas un pour chaque paire de cylindres, mais selon le principe d'une suralimentation bi-étagée. Un petit turbo pour les bas régimes, et un gros turbo pour les hauts régimes. Avec une injection par rampe commune de troisième génération (2000 bars) et des injecteurs piézo-électriques, cela donne la valeur exceptionnelle de 102 ch/l, qui est digne d'une voiture de sport. Ce qui choque. Parce qu'en dépit des victoires du TDI d'Audi en endurance, on a encore du mal à associer sport et diesel, mais il va falloir s'y faire pourtant. Comme on réalise aussi que le diesel moderne n'a plus la fiabilité qui avait fait sa réputation.

C'est le revers de la médaille. Augmenter le stress mécanique fera toujours réduire la fiabilité, mais... Qui rêve d'un moteur de poids lourd ? Ce sont toujours les mécaniques les plus poussées qui font rêver, et en sortant le diesel le plus puissant, BMW va encore faire rêver.

Rubrique(s) et mot(s)-clé : BMW ; essence-diesel ; technologie