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Mia Electric, ce n'est pas fini !

Lun 29/09/2014   —   Mais la région Poitou-Charentes a tout perdu, jusqu'à l'honneur.
Mia ElectricNous avions déjà annoncé plusieurs fois la fin de Mia Electric, après avoir annoncé celle d'Heuliez (plusieurs fois également), et nous avons aussi plusieurs fois annoncé le redémarrage de l'entreprise. Il semblerait qu'il va falloir remettre cela. La vente aux enchères de liquidation de Mia Electric s'est déroulé comme prévu les 24 et 25. Elle a rapporté environ 1,9 million d'euros (on ignore si c'est suffisant pour payer les créanciers), et on en retiendra deux choses. La première intéressera les quelques personnes (physiques ou morales) qui avaient acheté une Mia. La société Go Electrix, qui était (il nous semble) le plus gros distributeur et organisateur de services de mobilité électrique avec la Mia, a acquis un vaste stock de pièces détachées. Le constructeur n'étant plus, on se tournera vers lui pour toute question d'après-vente.

Seconde grande nouvelle, une personne unique a repris les brevets, la marque et l'outil de production. Il s'agit d'une nouvelle société, Mia Génération, qui a à sa tête Michelle Boos, l'ancienne dirigeante de Mia Electric. Ce n'est pas vraiment une surprise, on savait qu'elle voulait continuer. La surprise est qu'elle en a désormais les moyens. On rappelle en effet qu'une des causes majeures des difficultés de Mia Electric, était que Mme Boos avait manqué à sa promesse d'y investir de grosses sommes pour renflouer l'entreprise. Elle n'avait pas d'argent à l'époque, elle en a eu lors de la vente aux enchères. Mme Boos, et les personnes qui l'accompagnent, a aussi eu les moyens de prendre de nouveaux locaux dans le départment voisin, en Vendée. C'est là que seraient transporté tout l'outillage acquis, sous l'énorme colère de tous les élus locaux.

Car Mme Ségolène Royal avait naguère défrayé la chronique, elle avait investi l'argent de la région, l'argent du Poitou-Charentes, dans une entreprise privée. C'était une première ! Mais horreur, que se passe t-il aujourd'hui ? L'entreprise Mia Génération part s'installer en Vendée, qui comme chacun sait, n'est pas dans la région Poitou-Charentes, mais en région Pays de la Loire. Même si le gouvernement travaille à redécouper les régions, c'est une énorme claque pour Ségolène Royal, qui s'était longuement personnellement investi dans cette entreprise.

D'ailleurs considérant que les politiques sont revanchards (le député de Cerizy est allé jusqu'à parler de pillage), et qu'une majeure partie des clients personnes morales de la Mia l'étaient devenu par amitié avec Mme Royal, on peut affirmer qu'avec ce déménagement, la Mia va perdre tous ses appuis politiques. Dommage pour elle, parce que le produit lui, ne va pas s'améliorer. Mme Boos a toujours dit qu'elle voulait vendre moins cher, ce qui entraine de produire moins cher. La Mia Electric n'est déjà pas terrible, et même moins que cela (plus proche d'un Twizy que d'une Zoé, l'essayer est en être dégoûté), il faudra la faire encore moins bien pour la rendre moins chère.

C'est là tout le problème. La voiture électrique, pour rencontrer un succès réel et durable, a besoin de faire-valoirs qui fassent rêver. Or que voit-on ? La grisaille mal assemblée des Bluecar d'Autolib qui pompent un maximum d'énergie uniquement pour garder leurs batteries au chaud. Cette Mia Electric qui n'est ni fiable ni performante. Et enfin la Zoé, où Renault, en plein spleen, met en avant les petits kilométrages plutôt que l'aptitude à rouler beaucoup pour presque rien. Heureusement qu'il y a Tesla pour relever le niveau. Sans lui, la voiture électrique aurait déjà disparu, et c'est que je souhaite à Mia Electric. Pour l'image, il ne faut plus qu'on puisse associer la voiture électrique à l'idée de faillite à répétition, de faible performance, d'autonomie ridicule et de mauvaise construction. La voiture électrique mérite mieux que cela, ses partisans aussi.


Laurent J. Masson


Rubrique(s) et mot(s)-clé : Mia-Electrique ; industrie-production ; voiture-electrique