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Le concept Toyota Hybrid X était peut-être la star du show. Il préfigurait la prochaine génération d'hybrides Toyota, il faut comprendre la Prius, et... Il étonnait. Parce que si la Prius 2 avait été critiquée pour son manque de style, que l'aérodynamisme avait largement dicté ses lignes, ce concept était ultra-stylé ! Design résolument avant-gardiste, et à ce titre, il ne pouvait pas plaire à tout le monde. Mais sa forte identité était un atout dans l'expression de sa technologie hybride. Une voiture hybride est une auto différente des autres, il importe qu'elle ait un aspect également différent.
Toyota a besoin de cet argument pour l'aider à vendre ses hybrides, et alors que les modèles hybrides sont appelés à se multiplier, il devient nécessaire de leur donner une identité stylistique qui leur soit propre. C'est la première pierre de ce nouveau style qui est posée par cette hybride X, et elle éclipse complètement le concept d'Honda (ci-contre). Le second constructeur japonais exposait un prototype roulant de son superbe FCX Concept, mais son concept d'hybride coupé compact n'a convaincu personne. Le côté sportif des vieilles CRX n'y était pas, l'élégance des Prelude non plus.
La palme de l'hybride la plus laide revenait cependant à Kia, dont le prototype de Rio hybride (ci-contre) était franchement incongru. La technologie hybride est, et sera toujours, chère. Pourquoi alors l'appliquer sur un modèle bas de gamme comme la Rio ? Il n'y a pas de logique qui ferait que Kia commercialise une Rio hybride qui soit plus chère que la Cee'd. Les coréens sont très forts pour produire à coût raisonnable, mais nous serions surpris qu'ils sachent faire de l'hybride pas cher. Les composants sont trop rares, et ils ne maitrisent pas (encore) la technologie : ce prototype a été réalisé avec un partenaire. Mais pour le valider, un test à grande échelle de 4000 véhicules sera réalisé en Corée du Sud.
Prix de l'hybride le plus fou à Sbarro, qui accompagne le lancement du Citroën C-Crosser par cette terrible version pick-up 6 roues Cruise Crosser. La transmission d'origine (aux 4 roues) du véhicule n'est pas modifiée, mais Sbarro, en ajoutant un second train arrière, a ajouté un moteur électrique dédié. Un peu comme sur le Lexus RX400h. En usage normal, la voiture est un 6x6, les 4 roues avants étant motorisées par le diesel HDI, et les 2 les plus à l'arrière sont emmenées par le moteur électrique. A petite vitesse, il est aussi possible de circuler en mode électrique pur, mais l'autonomie est très faible. Tout au contraire du Fiat Doblo hybride ! (Ci-dessous)
Cleanova, vous connaissez ? Le prototype Kangoo hybride réalisé par la SVE Dassault-Heuliez, c'est lui. Mais comme SVE n'est pas lié à Renault, ils ont pris le train roulant qu'ils avaient développé sur le Kangoo, et l'ont installé dans un Fiat Doblo. Ensuite, à l'initiative de Moteur Nature (hé, oui !), Sergio Marchionne, grand patron de Fiat, est venu regarder ce véhicule dont il ignorait l'existence. Rappellons qu'il existe 2 versions, l'une totalement électrique, avec quelques 200 km d'autonomie, et une version hybride avec un moteur essence Flex-Fuel de 750 cm3. Plusieurs exemplaires de Kangoo sont en test à Paris, Monaco et au Québec, donnant des résultats satisfaisants, mais l'équation économique qui permettrait de lancer une production en série n'est pas encore résolue.
La Greeny (ci-contre) est produite en série en Inde par le constructeur Reva, il y en avait 2 versions exposées. Celle peinte comme un léopard était le modèle de série, il est désormais disponible en Suisse, tandis que la violette était un prototype équipé de batteries Zebra qui permettent d'en doubler l'autonomie. Ces autos étaient sur le stand de l'association E'mobile, laquelle se réjouissait de la hausse des ventes des voitures hybrides, et de celles roulant au gaz naturel. Mais les suisses ont une autre raison de se réjouir : ils disposent de plus de stations proposant du superéthanol E85, ou du gaz naturel que l'hexagone. La France a encore beaucoup à faire pour sortir du carcan pétrole/nucléaire où elle est enfermée... Heureusement, la Bluecar roule.
C'était l'année dernière à Genève qu'on nous avait annoncé une nouvelle version, un peu plus longue, et avec un peu plus de batteries. Nous espérions la voir au salon de Paris, en septembre dernier, elle n'y était pas, mais elle était bien à ce salon de Genève. Et elle était nettement plus différente que ce que nous attendions. La Bluecar est désormais une vraie voiture, avec des ceintures de sécurité, et toutes les nombreuses choses qu'il faut pour qu'une auto soit homologuée. Cela prend du temps, mais concevoir une auto de A à Z est complexe, d'autant plus que tout puissant soit le groupe Bolloré, il n'a pas d'expérience en ce domaine. Mais les choses avancent, il va y avoir une usine toute neuve pour produire les batteries Batscap en série, et surprise, Bolloré a acquis les actifs de la société Avestor, qui était son principal concurrent dans son segment des batteries Lithium-Metal Polymères (LMP).
Il est cependant impossible de donner une date sur la disponibilité de la voiture, ni même sur son entrée en production, mais nous pouvons certifier que la voiture se perfectionne, et que le groupe renforce tant ses moyens que ses compétences. Avec 125 km/h en pointe et 250 km d'autonomie, la Bluecar, plus compacte et plus économique à l'usage qu'une Twingo (et aussi plus mignonne), a forcément un avenir.
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